Publicité allemande „raciste“ et verrou politique : quand l'Italie se sent harcelée. Tu fais partie ou non de l'Eurogeneration ? Pour le savoir, regarde cette pub.

Ca y est ? Ok, tu ne comprends pas l'allemand. C'est pourquoi ma collègue, Katharina, te l'explique dès à présent :

Nous sommes en Allemagne. Un client de Media Markt, d'origine italienne repérable, nommé Toni, dit avec un fort accent italien à un vendeur :

- Un homme, finalement un homme ! Si tu veux acheter une télé, par exemple pour regarder le foot, tu as toujours besoin d'un homme ! Pourquoi ? Seul un homme connaît la technique et le foot. Les femmes, elles, n'y comprennent rien !

Un instant plus tard, une belle vendeuse, allemande typique, passe et notre acheteur change d'idée :

- Excusez-moi un instant.

Et en s'adressant maintenant à la gracieuse vendeuse, il dit :

- Excusez-moi, vous pourriez m'expliquer comment marche cet appareil ?“.

Bien, nous remercions Katharina. A présent réponds à cette question. Comment définirais-tu cette publicité ?

1. Raciste et offensante. J'approuve la lettre officielle de protestations envoyée par Antonio Puri Purini, l'ambassadeur d'Italie à Berlin. Je soutiens également le boycott des produits Media Markt auquel appelle la député du Pd élue en Allemagne, Laura Garavini (lois) et je me réjouis du fait que Media Markt ait décidé de retirer cette publicité.

2. Simplement amusante. J'ai voyagé et vécu à l'étranger, j'ai beaucoup d'amis européens et les moqueries sur l'Italie je les relativise car en tant qu'italien j’ai remarqué que les autres européens m'ont toujours bien accueilli.

Evidemment ce blog rejoint la deuxième position et condamne fermement le climat d'enfermement que nous avons observé les derniers jours en Italie. Notre pays, vu par l'Europe, semble être un état qui se sent harcelé. Et pas seulement à cause des publicités. Un ministre (Maroni) souhaite renégocier le Traité de Schengen sur la libre circulation des personnes pour faire front au problème des tziganes. La colère de nombreuses personnes par rapport à la surprise du reste du monde en ce qui concerne la gestion de la crise des déchets. Le silence assourdissant du Parti Démocrate à propos des accusations (qui ne sont pas extravagantes) de xénophobie à la suite du „paquet sécurité“ et de la justice exercée bien hors des tribunaux à Naples. Enfin, des manifestes anti-rom du même Parti Démocrate. Bref, Donadoni pourra faire tous les efforts qu'il veut pour avoir une Italie aggressive et attaquante à l'Euro ces jours-ci... L'Italie, d'une société et d'une politique qui ont peur, est en défense. C'est le „verrou“ politique.