Oliver & Tom, wouaf-wouaf et la bise...
Par Adriano le lundi, février 11 2008, 23:51 - Idées - Lien permanent
This post is also available in: German ItalianQuestion du jour : de quoi parlons-nous, nous babéliens, pendant
notre année Erasmus ou lorsque nous sommes à l'étranger, à la conquête
de rencontres interculturelles... ? J'ai dressé, non sans une pointe
d'ironie, une petite liste des sujets les plus récurrents !
1. Les dessins animés
Pour la série : «le Japon unit les européens». Holly et Benji ou, pour
les français «Oliver et Tom» avec leur terrain de foot impérissable et
infini, les jumeaux Derrick et leurs grandes dents, Mark Lenders avec
son t-shirt aux manches retournées façon voyou. Ah, nostalgie, quand tu
nous tiens... !
2. Les cris des animaux
Ne me dites pas que vous ne vous êtes jamais amusés à comparer les cris
des animaux de votre patrie avec ceux des autres pays, ... je ne vous
croirais pas ! Pour ne donner qu'un exemple, prenons le «wouaf, wouaf»
des chiens français qui se transforme en «bau, bau» dans la péninsule
italienne.
3. La manière de se dire bonjour
Vous êtes plutôt grande claque dans le dos ou bise ? La première
attitude est d'origine allemande, tandis que les Français vont préférer
se faire la bise. Mais attention, les codes sont complexes, autant la
bise entre deux femmes ou entre deux personnes de sexes différents est
monnaie courante, autant en France il est assez rare de voir deux
hommes suivre cette tradition. Quant aux Italiens, ils préfèrent
réserver la bise à ceux qu'ils connaissent déjà, hommes ou femmes
qu'ils soient. Et là aussi, il faut être soucieux de la manière de
faire : en Italie, on fait la bise d'abord à gauche, puis à droite...
pas l'inverse ! A Genève ils en font trois... mais n'allons pas trop
loin, ça devient très compliqué tout ça !
4. Et le repas alors ?
Les Espagnols s'attarderont à déjeuner seulement vers trois heures,
tandis que les Milanais auront déjà fini depuis un moment. Les
Napolitains mangeront sur le coup des deux heures... Et vous ?
5. Les systèmes politiques
Il se peut que tu sois Espagnol et que tu ais à expliquer les
compliqués indépendantismes entremêlés de ton pays. Ou alors Français
et on te questionne sur la "démonarchie" et les super-pouvoirs du
président en place. Peut-être es-tu en Erasmus alors que la crise sévit
dans ton pays. Expliquer la "partitocratie" et la position de Clemente
Mastella, le ministre qui vient de faire tomber le gouvernement Prodi,
n'a alors rien d'évident.
Toujours les mêmes sujets ? Oui, probablement. Mais peu de gens se
refuseraient le plaisir de parler de Mark Lenders en buvant une bière
ou de se faire cette bise historique... non ?
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