Dépression post-Erasmus
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Septembre. Temps d'arrivée pour les 400 000 étudiants européens qui plantent tende dans l'une des centaines de villes universitaires théatre du projet Erasmus. Mais même, hélas, temps de retour (à la routine) pour les environ 350 000 qui ont vécu, l'année dernière, une expérience qui, dans l'immense majorité des cas, te transforme la vie. Au moins pour un an (ou un semestre). Oui, parce qu'ensuite on retourne aux vieilles habitudes. C'est là que peut surgir la "dépression post- erasmus".
En introduisant l'expression sur Google pas de sites de psy. Mais on tombe sur l'excellente thèses de Fiorella de Nicola sur le thème "Anthropologie de l'Erasmus". Moi et Fiorella - à Alicante en 2004/05 – nous sommes originaires de la même ville, Cava de' Tirreni, près de Naples. (Je me suis amusé à faire un collage des deux villes. Pas mal la nôtre, mais Fiorella n'aurait-elle pas écrit les mêmes choses s'elle était partie à Helsinki ?)

En tout cas la prose de Fiorella est très réussie lorsqu'elle peint l'ingénuité de celui qui vit les derniers jours d'une expérience erasmienne:
"Il n'a pas idée qu'en patrie il sera envahier par le syndrome du post-erasmus. Il ne sait pas que sa maison lui semblera très laide, sa ville très froide (ou d'une chaleur insupportable), l'université très ennuyeuse, la tv glaque, les amis nuls, en somme il aura une dépression grande comme un gratte-ciel de Kuala Lumpur. Il aura un rejet pour tout ce qui ne soit pas Erasmus. Le syndrome, ils le vivent tous, cependant avec une intensité et une durée différentes. Certes, il s'agit d'une condition passagère, quelque chose qui peut, et même doit, durer peu. Au risque de devenir pathétiques".
Sa réflexion sur le sens du mot identité est convaincante :
"En somme il nous attend une existence de désadaptés, d'apatrides. Et pas parce que nous n'avons pas une patrie. Mais parce que nous en aurons deux. Ou plus que deux. La nôtre, celle-là où nous sommes nés. Celle qui "nous a adoptés" pour un semestre ou deux. Cette de nos amis : allemands, français, portugais, mexicains, Anglais, scandivaves, américains, canadiens : leurs maisons à Alicante étaient les nôtre. Et je ne sais pas par quelle propriété transitive un peu de leurs pays, de leur culture, de leurs amis est devenu nôtre. Bref peut-être que l'identité européenne existe vraiment.
Est-ce vrai ? Et comment faire pour sortir de la dépression post- erasmus ? Eurogeneration ouvre le débat. À vous le mot, dans les commentaires.
Photo Pedro Prats Michael Khoo/Flickr.com
Commentaires
Oui à mon avis il y a bien une dépression "post-erasmus"... Je suis rentrée d'Allemagne depuis un peu plus d'un an, et je revois toujours cette année que j'y ai passé comme une des plus riches jusque maintenant.
Le jour où je suis rentrée il n'a pas été possible de m'arracher un mot... Lille m'avait manqué, mais finalement c'était bien fade comparé à Marburg, et pourtant...!
Mes proches m'ont dit que j'ai eu du mal à m'en remettre, alors que j'avais tout fait pour relativiser au maximum. Finalement c'est passé tout seul dans l'année... Bon tout seul, mais aussi avec l'aide des Erasmus qui sont arrivés dans mon école, pas question de perdre ce contact avec plein de pays !
A mon retour de l'année Erasmus à Strasbourg, c'était l'année 2001/02 et Rome me paraissait tout d'un coup être devenue si provinciale... Mon antidote a été de prendre un appartement avec 3 Erasmus espagnols. Certes, le choc culturel a été énorme mais je ne regrette pas une seconde ce choix qui m'a un peu fait revivre une deuxième année Erasmus avec la communauté des Erasmus espagnols de Rome. Ils sortaient toujous entre eux comme une petite secte
mais au moins mon quotidien était sauvé !
Effectivement, la dépression post-Erasmus n'est pas un mythe... Je suis également rentrée d'Allemagne il y a un peu plus d'un an, et j'ai très mal vécu ce retour. Pour tout dire, j'ai traîné ce spleen plusieurs mois, tout me paraissait moche et fade à Paris ;). A la longue ça devient assez pathétique, mais bon, le seul remède que j'ai trouvé à cela pour le moment, c'est de retourner régulièrement en Allemagne.
Ca marche assez bien...
J'avais entendu dire que quand on revenait d'un an Erasmus, soit on déprimait, soit on repartait directement à l'étranger.
Dans mon cas ce fut la deuxième solution. 15 jours après être rentrée d'Italie je suis partie en Angleterre. Les voyages forment la jeunesse!!!
L'identité européenne existe carrément, je suis bien d'accord ! Je suis un vieux loup de mer, puisque j'étais Erasmus à Dublin il y a de cela 8 ans. Le retour parisien a été plus que rude. J'ai terminé mes études, aujourd'hui je suis prof d'histoire-géo, ce qui veut dire que j'ai... des vacances très souvent ! Alors pour moi aussi, la solution que j'ai trouvée pour éviter la "dépression", c'est de sortir de France pour voir mes amis Erasmus le plus souvent possible, en Allemagne, à Dublin, en Espagne, en Autriche, en Belgique... Nous sommes tout un groupe d'amis et nous nous appelons la Famille Erasmus. Certains se sont mariés, et même il y a déjà quelques bébés ! Et nous sommes toujours en contact... Email, msn, skype, tout est bon à prendre ! C'est un peu comme si j'avais deux vies : une vie à Paris, une vie en Europe. Et dans ma classe, j'ai mis un énorme drapeau européen ! ... J'espère que mes élèves, qui sont lycéens, partiront aussi en Erasmus quand ils seront étudiants, je les motive autant que je peux !
Je suis bien d'accord avec tous les trucs que vous parlez!!Apres avoir passe' une annee' pas posible de repeter a Lyon, je suis retourne a Seville. J'ai vecu une deuxieme vie Erasmus grace a une bourse en tant que Coordinateur Erasmus de l'Universite'. J'ai eu la grande satisfation de avoir pu aider des erasmus justement arrives.
C'etais marrant de les voir arriver tres perdus au bureau Erasmus. C'etais comme si moi meme arrivait une autre fois a Lyon dans ma premier journee la-bas, et je ne pouvait pas me faire comprendre!!!
L'annee' est passe' avec la compagnie de ces erasmus, et moi meme je suis devenu erasmus aussi, meme si je me me croyais comme le frere de plus age!. Maintenant, j'ai fini mes etudes en journalisme et je continue avec mon syndrome. Meme si j'ai deja commence' a travailler pour un journal, je me sens avec beaucoup d'energie pour prendre a nouveau le chemin qui amene aux autres lieux europeens...
N'hesitez pas a me contacter si vous avez aussi ce syndrome apres l'erasmus. Egalment si vous savez s'il y a quelque endroit qui a besoin de un p'tit espagnol avec envie de travailler/participer dans une experience dehors!
Je lis régulièrement CaféBabel après l'avoir découvert via des amis alors que j'étais en VIE (le cousin d'Erasmus, que l'on rencontre logiquement après Erasmus ...) à Bruxelles et j'aime beaucoup.
Mais je dois bien avouer que cet article sur Erasmus et surtout le petit texte d'Adriano "Ils sont les fils d'Erasmus... " m'ont frappée. Mince J'AURAIS pu dire EXACTEMENT ces mots, j'ai même déjà du les dire...
Le traumatisme post Erasmus nous l'avons tous connu. Partis à Helsinki, Caracas, Dresde ou Londres, nous avons tous ressentis cette angoisse du retour, de devoir parler aux gens "d'avant" (famille, amis) de choses qu'ils ne peuvent même pas imaginer, les promesses illusoires avec nos co erasmusiens et autres autochtones rencontrés sur place "qu'on va se revoir très vite et que rien, non rien n'aura changé"... Et pourtant on sait que plus rien ne sera comme avant.
Erasmus c'est comme une histoire d'amour. C'est une expérience très intense, qui non seulement rend heureux mais en plus change notre être profondément, nous permet d'être véritablement nous-même.
Après rien n'est plus jamais pareil. On rompt les amarres, on plonge dans de nouveaux lieux, dans une nouvelle langue avec une multitude de gens inconnus et paradoxalement on a l'étrange sensation d'être enfin et pour la première fois complètement soi-même. Parce que personne n'attend quelque chose en particulier de nous, et que chacun est vierge des "filtres inconscients" qui colorent en général notre perception des autres. A l'étranger, les accents ne me permettent pas tout de suite de savoir si un tel est "posh" ou pas. Le nom de son université ou du quartier où vivent ses parents m'en font moins connaître sur l'autre que sa manière d'être à la 1ère soirée que je fais chez moi.
Et logiquement, la fin de l'année Erasmus est aussi difficile qu'une rupture amoureuse. Seul le temps aide. Moi j'ai du revivre une année entière, jour après jour, pour arrêter de penser chaque jour "l'an dernier, EXACTEMENT, on faisait ça...".
Pour sortir de la dépression post-Erasmus il faut tout simplement du temps... mais finalement on n'en sort peut-être jamais vraiment. Après Londres, je suis partie à Bruxelles puis Madrid...
C'est peut-être ça la génération Erasmus: tous des "Erasmus-addicts" ?!
je suis egalement partie avec le grand frere d'erasmus, au japon. Depuis mon retour de tokyo, je traine un spleen, un gout de rien faire... et puis la santé c'est degradée et le medecin m'a envoyé ..chez le psy!! Sceptique, j'y suis allée tout de meme, et bien il m'a dit que je, que nous, etions un cas d'ecole. Il a de nombreux patients erasmus, qui reviennent avec ce drole de syndrome qui nous touche. Merci pour ce forum, je vois que le psy a peut etre raison et surtout je comprend que je ne suis pas seule...
moi aussi je connais ce syndrome post-erasmus je reviens de 6 mois en irlande et j'y ai passé de super moments les gens y sont trop sympa et je suis a bruxelles ma petite ville morose depuis une semaine et j'ai le cafarde j'hésite meme a me remettre avec mon ex
voila j'ai trouvé mon syndrome , j'ai fait un service volontaire europeen , puis j'ai enchainé un mois apres sur mon master erasmus et la je deprime en master 2 oui,y-a un syndrome mais avec le temps ca passe,mais surtout on ne doit pas oublier que l'erasmus ou le sve ca change une vie ou une personne...EN tous cas la mienne et l'année prochaine j'espere repartir a l'etranger....mais pas dans les memes pays!.Pour conclure deux citations que j'aime bien et qui résument ces experiences : Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas ne lisent qu’une page(Saint Augustin) et Voyager, c'est grandir. C'est la grande aventure. Celle qui laisse des traces dans l'âme (Marc Tiercelin.)
Moi j'ai fait une année Erasmus en Angleterre, puis je suis rentrée un mois en France pendant l'été, et je suis repartie aussitôt au Canada pour un échange universitaire de 8 mois. Le fait d'enchaîner sur un autre séjour à l'étranger m'a évité le choc post-erasmus pendant un temps. D'ailleurs, curieusement, même si j'ai carrément raffolé de mon séjour au Canada, vers la fin j'ai ressenti comme un besoin de revenir vers ma terre natale, et de me rattacher à la France et l'Europe. Je dis aussi l'Europe car j'ai ressenti à ce moment là comme un amour supérieur pour ce continent car il m'avait manqué, un sentiment que je ne saurais réellement décrire. Cela fait déjà 5 ans que je suis rentrée en France. Mais j'avoue que l'Amérique du nord a toujours une place dans mon coeur... Le choc a été rude pour moi aussi, car la plupart de mes amis m'avait oubliée au bout de 2 ans loin de chez moi... Loin des yeux, loin du coeur... et j'ai souffert de solitude pendant un temps. Puis peu à peu, j'ai fini par nourrir des sentiments pour la ville où je vis et m'attacher vraiment très fort aux personnes qui sont près de moi. Bref, la vie continue après Erasmus, même si chaque fois que je pars à l'étranger je n'ai plus envie de revenir en France ! Plus récemment, j'ai passé 2 mois en Espagne (pourtant 2 mois ce n'est pas énorme) et là, rebelotte, en rentrant, grosse déprime, je peux même dire qu'en entrant chez moi je me suis sentie misérable ! Mais bon, avec le temps et quand on est très occupé, ça finit par passer. Mais il est clair qu'une fois qu'on a pris goût aux voyages et à la découverte d'autres cultures, on n'est plus jamais le même.
Je suis actuellement en Erasmus en Espagne, Zaragoza, mais je pars d'ici dans...........20 jours, et je sens la dépression post-Erasmus arriver très fort! Cette année est exceptionnelle, ce mode de vie est incroyable et je peux dire que c'est vraiment la plus belle année que j'ai passé. Me dire que dans 20 jours je serai en France, chez moi, ne me réjouis pas et m'inquiète même beaucoup. Je profite de chaque instant passé ici et ce depuis le premier jour et je continue mais ces derniers jours avec le coeur bien lourd de penser que justement, ce sont les derniers: dernières fêtes, derniers repas, derniers moment dans cet appartement remplit d'amis de tout les pays qui est devenu ma maison, et eux ma famille. J'ai l'impression qu'en rentrant je ne me sentirai plus chez moi puisque maintenant chez moi c'est ici, et tout y a été tellement fort, tellement intense...
En tapant "revenir d'un Erasmus" sur internet je suis tombée sur ce site, merci pour ce post et ces commentaires, qui, c'est vrai ne font que me confirmer que le retour sera dur, mais qui me fait penser aussi que c'est un sentiment normal et largement partagé
pour moi ca remonte à....1997 !
Je dois faire figure d'ancien, mais c'est vrai qu'à mon retour d'Espagne, maintenant que j'y pense, je trouvais les rues de marseille et d'Aix vides, tristes...
Je sui s'ailleurs reparti pour l'espagne moins d'un an apres et j'y suis resté 3 ans, ce qui m'a vacciné au syndrome post-erasmus, car la c'est tres different.
Mais finalement, la parenthese ne s'est jamais refermée...car apres mon retour en france je ne me suis marié a une hispanophone.
il ne tient qu'a vous
C'est vrai la depression post-erasmus existe! Dans mon cas, apres un an d'erasmus en Italie, Athenes ne me semblait pas tres amicale!! Mais le temps passe et d'autres experiences suivent, plus interessantes que l'erasmus!! Apres avoir passe de temps a l'etranger je me suis rendue compte que ma ville n'est pas si moche et il y avait beaucoup de choses que je n'avais pas encore decouvert. Il faut justement avoir l'air positive!! De toute facon la vie n'est pas un erasmus, c'est pour ca qu' il ne dure plus de deux semestres
It is nice to be anywhere, ca ne depend que de nous-memes!
Bonjour à tous,
Je suis rentré de République tchèque après un an d'Erasmus le 17 juin 2008, la date du dernier poste sur ce débat (Anna), ironie du sort...
Après un été assez morne en France, je sens monter crescendo la dépression depuis début septembre, c'est à dire exactement un an après mon arrivée là-bas. Je ne cesse de repenser à tout ce que je faisais à Olomouc il y a un an jour pour jour, je remue toutes les jours les excellents souvenirs pour les mieux "entretenir"... A vrai dire, je me sens assez mal depuis mon retour d'Erasmus alors que j'ai passé là bas une année de pur bonheur, peu stressante, à accumuler les rencontres, les voyages et aussi les promesses de retrouvailles. Je suis pour l'instant relativement satisfait des contacts que j'ai pu garder (merci internet !) avec un grand nombre de mes amis Erasmus. Mais en cet instant, alors que j'attends la rentrée seul dans mon appartement en France, je peux vous dire que j'en ai gros sur la patate et que cet univers - que je ne connaitrais sans doute jamais plus - me manque infiniment... J'en ai les larmes aux yeux :'(
Salut Pierre,
Pourquoi tu ne devrais plus le connaître ?! Cette expérience est un atout personnel mais aussi professionnel qui vaut de l'or ! Essaye de le mettre à profit pour que ton avenir se "babélise" autant que tu veux.
L'Erasmus est unique, certes. Mais ces sensations de "nouvelle frontière" nous pouvons les poursuivre !
Du moins c'est ce que je pense...
On ne parle pas souvent des proches de ces personnes qui partent en Erasmus. Je suis la compagne d'un ancien Erasmus. 1 an à Heidelberg. Au début, le jour où il m'a annoncé qu'il partait en Erasmus, j'ai cru que le monde s'effondrait. Comment allais-je pouvoir faire face à ça ? Ne plus l'avoir à mes cotés ? Le savoir si loin... Puis petit à petit j'ai compris que c'était pour son bien et que ça lui apporterait.
Le départ a été très très dur, ça faisait à l'époque 5 ans que nous étions ensembles. Je suis resté 1h dans la gare une fois le train parti, à réaliser ce qu'il se passait. J'ai fait une bonne semaine de déprime. Car ce qu'il faut savoir c'est qu’eux partent à l'aventure, c'est dur mais c'est nouveaux donc excitent. Mais pour nous... C'est la routine... sans eux ! Et ce que ça peut être dur !
Durant l'année, je suis allée le voir plusieurs fois. 10h de train mais je ne regrette pas, car Heidelberg (Allemagne) est une ville magnifique et moi aussi je m'y suis tout de suite bien senti. Ce sentiment de tout découvrir, des paysages nouveaux, un système différent, des gens différents, ... Mais contrairement à lui je ne pouvais pas rester (travail oblige) et, le week-end passé, nous devions nous quitter.
Ça a été comme ça pendant 10 mois. Au début sa présence me manquait énormément, puis au fur et à mesure on se construit pied de secours pour que l'armoire bancale que nous devenons ne perde pas l'équilibre.
Aujourd'hui, ça fait 3 mois qu'il est rentré. Les premiers jours ont été difficiles. J'ai du le forcer à me parler car il ne voulait pas exprimer tout sa tristesse. Le prendre dans mes bras quand il pleurait toutes les larmes de son corps la nuit. De jour en jour les choses allaient mieux. Il fait partie d'une association où il y a beaucoup d'Erasmus donc j'imagine que ça doit aider ! Mais pourtant je sens toujours qu'il est mélancolique, et son seul souhait serait de pouvoir y repartir.
Erasmus est une merveilleuse aventure, ça ne fait aucun doute. Mais il ne faut pas oublier que même si elle vous change, elle changera aussi vos proches. J'espère à présent que le temps parviendra à tout arranger...
Vous me faites peur!!!!
Je suis en ce moment en Erasmus à Oviedo en Espagne, et je crains VRAIMENT cette "maldita" depression!!!!!!!
Dites moi s'il y en a qui sont rentrés sain et sauf!!!
Oui, nous ne parlons pas assez des proches....
Moi, j'suis la petite copine....mon mec est parti pour 5 mois en erasmus...au Mexique...ca fait presque 4 ans que nous sommes ensembles...
Là il rentre dans moins d'un mois...et rien ne va plus
Au début, je suis partie le rejoindre là-bas pour 4 semaines, pendant l'été....à mon retour il restait 3 mois à tenir...
On s'est parlé tous les jours sur msn...pour guarder le contact...et, même si beaucoup de discussions et de disputes...les 2 premiers mois se sont assez bien passées....c'était dur, mais il était là pour moi...
Là il reste exactement 26 jours avant son retour....et depuis 2-3 semaines je le sens complètement différent.....il ne fait que sortir, boire, rencontrer des gens...faire la fête....et d'un coup, il semble s'être découvert à lui-même....change de discours...donne l'impression que tout avant était pourri et que..."là-bas" c'est la vraie vie...
Plus du tout pressé de rentrer...là y a plus qu'un reste de pitoyable dialogue....on s'est dit hier, dans la colère, que c'était fini........alors qu'on a déjà passé les 4/5...
Trop nul....ce mec j'avais plein de rêves avec lui, à 24 et 25 ans on s'était dit que, si tout s'passait bien, au retour on louerait un appart à deux ;)...
Mais j'ai bel et bien peur que l'Erasmus soit une expérience si riche et si forte, que seuls peu de couples y survivent...
Faut bien comprendre que pour les proches, c'est pas évident....d'assister à un tel changement...On a tendance à prendre tout ca pour soi...."Ho il m'aime plus....moins...j'lui manque pas....c'qu'on vivait avant c'était nul pour lui...." etc...
MOi là j'espère juste qu'il me revienne...sans qu'il s'soit rien passé... mais j'dois en plus me dire....que même lorsque la souffrance de la distance physique sera soulagée....une autre distance encore plus grande s'installe...celle qui sépare tout c'que les 2 antagonistes ont pu vivre de fort....sans l'autre, chacun de leur côté...et qui les aura fait changer à tout jamais...
De ce que j'ai entendu la majorité des couples ne se brisent pas pendant l'erasmus....mais à la "revoyure" de Noël...ou quelques mois après...
Je pense malgré tout que mon homme m'aime sincèrement...et que lui tient aussi fort que moi à notre relation...mais finalement....ce n'est ni la faute de l'un, ni celle de l'autre...ca lui échappe encore bien plus qu'à moi, je pense...
Enfin voilà.....verdict bientôt
Je reviendrai donner des nouvelles de ca à l'occaze...
Je continue de guarder espoir...
En commençant à lire ce dernier commentaire, g cru à une coincidence mais finalement c'était bien de ma copine dont il s'agissait...Je voudrais dire 2-3 chose concernant l'Erasmus; chacun le vit differemment et même si la majorité des étudiants y vivent une expérience intense, les conséquences post-erasmus ne sont pas nécessairement une fatalité...Je suis né et je vis à Bruxelles mais reste d'origine espagnol...Depuis ma naissance je suis parti pratiquement 2 mois à 2 et 1/2 de vacances chaque année en dans mon pays natal (une sorte de mini Erasmus)...J'y ai rencontré beaucoup de gens, passé des moments inoubliables et même ressenti ce spleen post-vacances dont tout le monde parle...Le fait d'être en Erasmus au Mexique ne m'a pas fait perdre la tête, à force g pris l'habitude du déracinement...En revanche, j'admet kil est facil d'oublier certaines choses de notre vie passée, de se dire kon fera le tri dans nos relations en rentrant, kon tend à être ki on veut être (pas seulement le temps de l'Erasmus mais aussi à notre retour)...Conséquences: on peut paraître complètement différent aux yeux de ceux ki nous connaissent mais ça peut-être, comme dans mon cas, un mal pour un bien...Je me sens plus tranquille dans ma tête, moins colérique, plus enthousiaste et optimiste et, il est vrai, plus impliqué dans ce que je vis ajd que de ce que j'ai laissé derrière moi sur Bxl...Pas parce que je l'ai oublié mais pcq j'y retournerai bientôt et qu'autant profiter du moment présent que, par définition, on ne vit qu'une seule fois...
Quant à ma copine, je sais qu'elle me fait confiance, je suis et resterai fidèle, qu'on me traite d'hypocrite ou autres, je trouve que j'ai déjà assez "donné" dans le passé...G trouvé qqn ki me convient, ça fait 4 ans, je n'aurais pas attendu d'être en Erasmus pour tout laisser tomber si cette relation me convenait pas...Une chose pourtant: chaque mot écrit, chaque parole échangée quand 2 personnes vivent dans des contextes différents c'est simplement impossible à vivre, elle dans sa routine, moi dans ma quête de voyages, d'amitiés, d'expériences...Je conseil vivement à tous les futurs Erasmus de s'en tenir aux mails échangés périodiquemment, même si c'est dur à concevoir, c'est le meilleur moyen d'éviter les confrontations qui ne peuvent que s'amplifier avec la distance...En dire assez pour ke l'autre se sente concerné par ce que l'on vit, mais éviter les détails qui ne peuvent être incompris lorsqu'on ne vit pas les même choses...Les explications se feront au retour...
Finalement, je n'appréhende pas du tout mon retour sur Bxl, je m'y suis déjà fait à l'idée et j'ai aussi de bonnes choses qui m'attendent...La routine, il ne tient qu'à nous de la briser, rien n'empêche de reproduire chez sois ce qu'on a vécu à l'étaranger...Tout est une question d'attitude...Et comme beaucoup l'ont dit, je pense que des séjours périodiques à l'étranger reste une solution de choix pour ceux qui peuvent se le permettre...
A tout ceux ki ont pris le temps de lire ma tartine, je leur dit encore que l'Erasmus, c'est une illusion, pas la réalité...Si on y vivait, qu'on y travaille, ce serait forcément différent, on s'y habituerait...Et puis, si vraiment vous êtes tombés amoureux du pays, des gens, de la façon de vivre, rien ne vous empêche de vous y installer (avec la personne que vous aimez) une fois les études terminées...Z'avez la vie devant vous...
Bonne chance à tous...
ce n'est qu'une illusion, qu'on vit vraiment! c'est pas la vraie vie, c'est pas d'un pays qu'on tombe amoureux, ni des gens, c'est d'un mode de vie unique qu'on ne peut vivre qu'une fois. du moins dans ces conditions.
je suis tombé sur ce forum pour les même raisons que vous tous je pense. Erasmus est un virus, personne n'en ressort indemne.
pr les couples -il y a des exceptions certes- mais par éxpérience, jamais je ne ferait confiance à quiconque part en erasmus... 90% n'ont pas résisté à l'infidélité et ça à l'air partt pareil. (dsl!)
concernant l'après erasmus, perso ça pas été simple non plus. après 6 mois de folie passé a Copenhague, je me suis retrouvé a peine 2 semaine plus tard en stage dans une miniscule boite (2 + moi) dans une ville ou je ne connaissais casi personne... sachant en + que la moitié des potes Erasmussien reste là- bas pour l'année... et recommence un nouveau semestre avec les nouveaux qui nous ont remplacé. On est au courant de tt, mm si on sait déjà comment ça se passe.. pdt qu'on se lève tt les matins pr aller passer une journée de merde au bureau. c pas marrant mais c vrai que ça passe avec le tps. tt dépend de ce qu'on vit ici aussi.
le truc c de revivre quelque chose d'intense pour "effacer", du moins ne pas ruminer, l'erasmus. pour ça mon remède à moi, que je peux vous conseillé fortement pour les pti étudiants qu'on pas les moyens de se payer des gdes vacance et gds voyages, c'est de faire les saisons d'été dans les campings à la mer. 2 mois intensifs "déconnecté", vie collective ac les autres saisonniers, étudsiants pr la pluspart, des tas de rencontres, beaucoup d'étrangers aussi, des soirées à gogo... ça te rapelle rien?
bien sûr c'est pas érasmus, t en france, mais t'es mm payer pour le vivre! (même si tu dépense presque tout en soirée:-)
après ça c'est pareil, t'as la ptite dépression post saison. mais mm remède: revivre 1 truc intensif: moi ça été vacance ac les potos erasmus!
evidemment arrive un jour ou ya plus rien d'excitant, c la rentré, promo de merde, blinde de taf... et tu te remet à rêver, à la futur escapade...
érasmus change la vie pour toujours, et je n'ai qu'une envie c'est de trouver le moyen de revivre tt ça et de repartir à l'aventure pour quelques années, jusqu'à en être rasasié.
si qqun a d bon plan d'ailleurs... ?? parce que c'est vrai que partir pr un stage ou pr bosser (ce qui risque d'être la seule solution) ça doit pas être pareil. faut se lever!
mais déjà dans bcp de ville ya moyen de trouver des bonnes coloc cosmopolites, faut trouver les plans c'est tt. et avoir le goût de l'aventure! j'aime croire que c'est possible, et que tout ne fait que commencer...
bonsoir,
jme balade sur le net et je pense à "oui peut etre y en a t il dans mon cas" et je tombe sur ce forum.
je suis rentrée il y a bientot 2mois d'un erasmus de 1an en italie et je sens mon moral en mini chute libre.
là ou je ne me reconnait pas c'est que piur ma part mon erasmus ... yerk yerk yerk! durant tout mon sejour je n'ai eu que hate de rentrer. et pourtant...
j'me suis retrouvée de paris (capital) à perugia (trou duc de l'italie facho), ville limité dans son raisonnement, sans diversité et accompagnée de rapports superficiels.
alors avec tout ca, pour moi le retour c'etait la grande fete, mais ca n'a en realité etait qu'un dur retour a la vie, a une quotidiennité oubliée. mon appart perdu, mon chat parti, ma copine avec une autre alors que j'avais prevu l'effet surprise, une traduction des notes italienne lamentable. mais surtout oui! on change, on devient vrai, eramus nous revèle à nous meme alors pour rerentrer dans des relations passées c'est pas tjr evident.
repartir pour ma part non mais oui, peut etre me mettre en contact avec dautre erasmus
ca ira mieux demain
Je ne suis pas à vrai dire un ancien ersamus
je suis parti un an vadrouiller au Mexique enchainant Rencontres,petits boulots,visistes
A mon retour j'ai essayé de reprendre des études,école de commerce.
Impossible j'étais trop déphasé (plus qu'un erasmus car je suis parti 10 mois sans véritable cadre).
Le retour a été très dur:dépression,pertes de repères solides pour avancer.
Je me suis mis à travailler dans un autre domaine que celui de mes études ce qui m' afait le plus grand bien pour raccrocher.
Malheureusement au bout de 3 ans,mon contrat s'est fini.
Re chomage et quasi dépression.
Bref le retour sur terre a été des + délicats aujourd hui encore je ne m'en suis pas completement remis.
Ce type d'expérience apporte de la curiosité mais est aussi déstabilisant car c'est dur de se construire loin de sa famille et amis.
Pour ceux qui veulent en savoir d'avantage sur "le choc du retour" après des études à l'étranger,je vous conseille de taper "choc du retour"sur google et de prendre le lien suivant www.cocp.ulaval.ca/sgc/pid/1481
rassurée?à l'idée de savoir que je ne suis pas seule..?dans ce cas?et à la fois tristounette de ne pas connaitre la solution miracle?Solution miracle à cette "depression"post Erasmus!Je n'aime pas utiliser le mot dépression!avoir tant vécu, pour en arriver là!que de contradiction!Et oui moi j'y etais,en Erasmus,un an,à Seville..pfft et depuis juin le retour,dans ma petite tete...ca y va!Seville rien que d'en parler,pleins de souvenirs..ERASMUS/on revient CHANGé,different,enrichi,on a tellement appris..et parfois,pas compris au retour,meme souvent.Je me retrouve dans de nombreux temoignages ci dessus.Erasmus c'est une chance,que du bonheur,alors je pousse tous ceux a mes cotes à partir.Ils sont tous partis!et maintenant/seule je suis?;)non,je suis prete et décidée à repartir de plus belle(dans quelques mois),et j'admet que cette belle année Erasmus est terminée(meme si..).Je n'ai qu une hate repartir..oui mais je n'aime pas l'idee de survoler le present,cette vie qui nous est offerte.Je veux savourer et vivre pleinement ces moments ici,en france,jusqu'au nouveau depart,meme si le POST erasmus,revient toujours..Ca depend de nous,mais que ca dure qq semaines,des mois ou plus,on a le droit,prenons notre temps pour "passer au dessus??".OUi !Courage à tous,énorme sourire/bonne vie.Je souris en ecrivant,rassurée pour ce soir,(qu'en sera t il demain),d'avoir trouvé ce forum!(directement en recherchant Depression post erasmus!enfin j'admet que ca existe!)
September. Time of arrival for the 400 000 European students who tend to plant one of hundreds of university towns theater of the Erasmus project. But, alas, return time (the routine) for about 350 000 who have lived the last years, an experience which, in the vast majority of cases, you transform lives. At least for one year (or semester). Yes, because then we return to old habits. This may arise where the "post-Erasmus depression".
C'est très étrange de se dire qu'on échappe à cette logique de la post-dépression erasmus (et tant mieux ma foi). Moi j'ai fait Erasmus à Séville en 2007-2008 et j'y ai passé une excellente année, j'y ai rencontré des gens que je vois toujours ou avec lesquels je suis toujours en contact via fb ou skype: des Européens de presque tous les pays et des andalous. Bien sûr, certains contacts se sont perdus mais je continue à échanger avec les personnes qui m'étaient le plus cher là-bas. En revanche, à aucun moment, je n'ai eu de spleen, mélancolie ou autre. Je ne me suis pas dit que ma ville d'origine me dégoûtait et que tout allait de travers. Ni moi ni mes amis français (qui venaient pourtant parfois de villes bien plus petites que Séville) n'avons eu ce syndrome. Il se trouve que je suis repartie de suite à l'étranger (j'enchaîne mon 4ème pays en trois ans) dans le cadre de mes études. Du coup, mon port d'attache est devenu clair: ma ville d'origine. Il se trouve que là, j'en suis à un choix ardu: celui de rentrer définitivement en France ou de partir travailler à l'étranger...Mais sur le long terme, je pense bien rentrer en France car c'est mon pays. Rentrer signifie pour moi me stabiliser et passer à autre chose (et ce, même si certaines habitudes nationales m'agacent au plus haut point). C'est une chose de partir dans un cadre bien défini et pour une durée définie, ça en est une autre de s'établir à l'étranger et de ne pas avoir toutes ces petites choses (aussi bête qu'une bonne baguette) à portée de main. Et puis, Erasmus c'est avec un groupe de personnes, après vous pouvez retourner là où vous l'avez fait, ce ne sont plus les mêmes personnes donc les délires sont qd même différents. En revanche, je me sens clairement Européenne, et en ce sens, je partage l'expérience de l'internaute qui est partie au Canada plusieurs mois (moi c'était les Etats-Unis): on se sent clairement loin de ses terres au sens propre du terme. Même si ce pays est génial sur bien des points.
C'est très étrange de se dire qu'on échappe à cette logique de la post-dépression erasmus (et tant mieux ma foi). Moi j'ai fait Erasmus à Séville en 2007-2008 et j'y ai passé une excellente année, j'y ai rencontré des gens que je vois toujours ou avec lesquels je suis toujours en contact via fb ou skype: des Européens de presque tous les pays et des andalous. Bien sûr, certains contacts se sont perdus mais je continue à échanger avec les personnes qui m'étaient le plus cher là-bas. En revanche, à aucun moment, je n'ai eu de spleen, mélancolie ou autre. Je ne me suis pas dit que ma ville d'origine me dégoûtait et que tout allait de travers. Ni moi ni mes amis français (qui venaient pourtant parfois de villes bien plus petites que Séville) n'avons eu ce syndrome. Il se trouve que je suis repartie de suite à l'étranger (j'enchaîne mon 4ème pays en trois ans) dans le cadre de mes études. Du coup, mon port d'attache est devenu clair: ma ville d'origine. Il se trouve que là, j'en suis à un choix ardu: celui de rentrer définitivement en France ou de partir travailler à l'étranger...Mais sur le long terme, je pense bien rentrer en France car c'est mon pays. Rentrer signifie pour moi me stabiliser et passer à autre chose (et ce, même si certaines habitudes nationales m'agacent au plus haut point). C'est une chose de partir dans un cadre bien défini et pour une durée définie, ça en est une autre de s'établir à l'étranger et de ne pas avoir toutes ces petites choses (aussi bête qu'une bonne baguette) à portée de main. Et puis, Erasmus c'est avec un groupe de personnes, après vous pouvez retourner là où vous l'avez fait, ce ne sont plus les mêmes personnes donc les délires sont qd même différents. En revanche, je me sens clairement Européenne, et en ce sens, je partage l'expérience de l'internaute qui est partie au Canada plusieurs mois (moi c'était les Etats-Unis): on se sent clairement loin de ses terres au sens propre du terme. Même si ce pays est génial sur bien des points.
Je suis partie 1 an en Angleterre en 2008-2009. Ce n'était pas pour Erasmus puisque je suis Canadienne, mais plutôt pour enseigner le français dans le cadre d'une entente entre mon pays et le British Council. J'ai vécu là-bas la plus belle année de ma vie. Je vivais avec un Allemand et une Espagnole. Ils se voient de temps en temps depuis que nous avons dû nous quitter. Je les ai revus une fois, mais c'est difficile de traverser l'Atlantique plusieurs fois par année. Le choc du retour est toujours présent même si ça fait presque 1 an que je suis revenue. Il ne me reste plus qu'un an avant de finir mon bac (licence) ici et je repars en Europe. La seule solution est de continuer à voyager. Je suis rendue une mordue :P
Incroyable! Je me reconnais dans tellement de commentaires!! Je reviens à peine (il y a 2 jours) d'un semestre passé en Italie à Sienne, excellent semestre avec ces hauts et ses bas, on apprend énormément sur soi même c'est vrai.
Je ne pensais pas en rentrant avoir ce petit "blues" je savais que ça allait me manquer, mais je ne pensais pas autant, eh bien si, quand même, quelqu'un a écrit au dessus "c'est comme une rupture amoureuse", c'est exactement ça!!! Je ne rajouterai rien à ce qui a été dit, pour moi tout a été dit, et je n'ai pas encore le recul nécessaire sur mon expérience pour en parler justement.
En tout cas, ça rassure de voir que c'est un sentiment assez général, on est pas seul.