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eurogeneration

Une nouvelle génération est née

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16

11

2007

Chez Wikipedia et plus

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Je suis sur le point de quitter la baie de Tampa en Floride après avoir rencontré plein de gens super surtout à St. Petersburg.

Wikipedia, une stupéfiante organisation non-profit. Vendredi j’avais rendez-vous avec Sandy Ordoñez, Directrice des communications de la Fondation Wikimedia. Elle m’a appris beaucoup de choses sur cette organisation étonnante qui gère le site Internet de Wikipedia. Raisonnons deux secondes: la fondation compte seulement 12 employés et pourtant ils arrivent à recueillir chaque année environ 1,5 millions de dollars grâce au 25$ laissés en moyenne en donation par des particuliers. Comment arrivent-ils à le faire? Parce qu’ils ont une idée universelle (la connaissance doit être gratuite et à la portée de tout le monde) et ils nécessitent des volontaires à tout moment. “Dans tout communiqué de presse qu’on fait”, Sandy explique, “ il faut tout partager avec une communauté de 50 membres de Wikipedia qui ont été invités et auxquels on fait confiance”. Plein d’idées pour Cafebabel! “Mais ce n’est pas facile. Il faut trouver un équilibre entre la construction du consensus et la prise de décisions”.


L’entrée de la fondation Wikipedia, un bureau de 100metres carrés avec un plan qui montre toutes les images de wikipedia. La fondation déménagera à San Francisco au mois de janvier 2008. Dans la baie il y a aussi Wikia, la compagnie pro profit que Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia, a fondée.




A gauche : Stratégie de fund-raising. Wikipedia a lancé sa nouvelle campagne. En haut : les billets de sympathisants de partout dans le monde.








St. Petersburg Times ou le journalisme local de qualité.
J’ai eu rendez-vous avec Bill Duryea (voir photo ci-bas), un éditeur national qui a passé la majorité du temps en m’expliquant tout sur le journal plus célébré en Amérique ( voire histoire dans le NYT ). Leur model de faire du business est de plus en plus diversifié. Ils ont lancé un tabloïde gratuit pour les jeunes et un magazine qui cible les femmes en pleine santé. Le contenu est si bon justement parce qu’ils offrent une approche fraîche aux infos locales et internationales.



Poynter Institute, les journalistes de demain vont là-bas !
Le Poynter est un institut prestigieux et réputé où sont organisés des stages pour journalistes mais aussi des recherches intrigantes. J’ai rencontré Bill Mitchell, éditeur du Poynter on-line et Howard Finberg, éditeur de new.org. Le premier site propose de conversations intéressantes et des analyses sur le journalisme et un éventail d’offres d’emploi dans le secteur. Le deuxième offre des stages enligne pour devenir un bon journaliste dans le monde contemporain. C’est gratuit et très utile en plus.


Mauvaise nouvelle? Demain matin je me lève à 5 heures Bonne nouvelle ? J’en ai deux. Ce soir j’ai été invité chez Giusy. Elle a été mon hôtesse avec son petit ami américain, Chris. Apres le dîner ils m’ont offert lait chaud au chocolat et les biscuits « abbracci » (voire l’image prise par Chris). L’autre bonne nouvelle ? Demain je prendrai l’avion pour New York, la dernière étape de mon voyage aux Etats Unis. Je suis crevé mais aussi vachement content de vivre cette aventure fantastique et de vous en faire parti. Alors souhaitez-moi bonne chance et si vous avez des bons conseils sur NYC…allez-y !!!

12

11

2007

Et le pizzaiolo de Oakland me dit: “mais l’Italie existe toujours?”

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Oracle Arena, Oakland, California. Il est 19h29 du 6 Novembre. Et le match d’NBA entre les Golden State Warriors et les Cleveland Cavaliers est en train de commencer.

Je trouve, affamé, le courage de faire la queue pour acheter une… euh... ”pizza”.

C'est mon tour, je commande et demande s’il est possible de payer avec un traveller’s cheque. La caissière, une nana de quatre-vingts ans, appelle le patron qui me demande si j’ai mon passeport à lui montrer. Il le prend et me dit:

- Italie? C’est encore un pays?
- Oui, bien sur. Pourquoi?
- Ben, avec l’Euro maintenant vous êtes comme un seul état, n’est ce pas?
- En effet sur mon passeport vous verrez que sur la première ligne c'est écrit “Union Européenne”
- Ah!, d’accord, alors vous êtes un peu comme les Etats Unis maintenant, non ?
- Plus ou moins, ouais. Plus ou moins...

Certes, l’intégration européenne est encore loin.

Mais si même un pizzaiolo d’Oakland réalise que les Européens se rapprochent, ça veut dire que finalement il y a quelque chose qui bouge. C’est rassurant !
Deux plus tards, toutefois, je n'avais plus le moral parce que l’équipe que je supportais, les Warriors, ont perdu le quatrième match consécutif depuis le début du championnat. Ils sont vraiment l’équipe la plus triste de tout l’NBA. Ça doit être parce que Marco Belinelli, d’Italie, pardon, de l’Union Européenne, n’a pas joué ?

Tradotto da Alessandro Mancosu

08

11

2007

On the road 2.0 - mon voyage avec Google Map

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Ceci est un expériment de géo-journalisme. J'ai rédigé des brèves sur les rendez-vous les plus sympas que j'ai eu à Washington et San Francisco jusque là. Si cela vous plaît je vais continuer à le mettre à jour pendant les prochains "arrêts" de Tampa et New York. Enjoy.

View Larger Map

04

11

2007

Business, transgression et vibrations: les secrets de la Silicon Valley

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Le parfum de l'herbe tout juste coupée te pince les narines lorsque j’arrive à Stanford, au coeur de la Silicon Valley. Le cloître en style médiéval de la « petite place » de ce microcosme qui accueille 10 000 personnes - une véritable ville avec ses magasins, pizzerias, pompiers – coexiste avec le wi-fi et l'ésprit d'entrepreneurs qui règne sur le campus. Oui, parce que le secret de ce temple de la connaissance - qui a accouché dans les Sixties d’Arpanet, l'ancêtre d'Internet, et dans les années Quatre-vingt-dix a accueilli parmi ses étudiants les fondateurs de Google et de You Tube – c’est le symbiose, difficilement compréhensible pour nous les Européens, avec le monde du business. Il suffit de se balader pour le campus, qu'il nous accueille avec 20° et un ciel limpide, pour voir en vitrine l'annonce "Google cherche des développeurs" ou une plaque qui célèbre le financement des salles de Computer Science de la part de géants tels qu'Intel ou Hewlett-Packard.

Rien à que voir avec l'Europe où le sens de l’expression « partnership université- entreprise » se réduit à des journées d'orientation bidon, à des stage non payés ou à du népotisme tout court. Mais ici en Californie il ne s'agit pas d'altruisme : les entreprises investissent en réflexion, idées, vision. En courant le risque, souvent, de financer des projets sans un clair intérêt économique. Simplement parce que l'idée promet bien. C’est le cas de Google qui, au début, n’avait pas de modèle économique. Et c’est aussi le cas d’un projet top secret dont je suis venu à connaissance et que vite je dévoilerai, auquel travaille une équipe guidée par un chercheur… européen. La fuite de cerveaux, ici, tu vois tout de suite ce que c’est. La tentation est grande pour nombre de Français, Russes, Italiens qu'ici j'ai rencontré.

Maintenant je vous écris de San Francisco, le cœur pulsant de la zone de la Baie, qui est liée très fortement à Stanford, Palo Alto ou Mountain View (siège de Google). San Francisco, ville vibrante : l'énergie regorge de la terre - souvent en mouvement - et court rapide dans les tubes cathodiques de cette icône de la culture hippy et transgressive qui, entre autres, explique une chose : pourquoi c’est ici, et pas ailleurs, que l'économie du futur est pensée et réalisée. Bienvenue dans le futur.

02

11

2007

Washington comme Bruxelles ?

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570.000 habitants, à mesure d’homme, tranquille mais cosmopolyte: Washington-qui m’a accueilli ensoleillée, ressemble à Bruxelles, capitale des Etats Unis d’Europe en construction qui, comme les USA, ont choisi une ville pauvre en personalité pour y amasser toutes leurs institutions.

Welcome to the US

Mais dès l’arrivée à l’aeréoport, je comprends tout de suite de ne pas être en Europe pour la queue d’une heure (ah Shengen !!!) que je fais pour montrer mon passeport et aussi pour cette affiche merveilleuse adressée aux immigrés qui arrivent, avec le slogan : WELCOME. La question est spontanée : vous imaginez la même photo à Paris (où le voile est interdit dans le écoles), ou à Berlin ou à Rome ? L’impression, que mon guide m’a confirmée, est qu'un immigré qui arrive aux USA aujourd'hui est mieux accueilli par rapport aux immigrés chez nous.

31

10

2007

A l'American University on parle de... cafebabel.com !

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Lundi le vrai programme a commencé. Rendez-vous à l’American University avec la prof. Shalini Venturelli, originaire de Lucca (en Italie) qui dirige l’UFR de Communication Internationale.

Après un brin de causette informel dans son bureau Mme Venturelli me dit : « Maintenant nous allons donner le cours ». « Nous ? » je lui demande.


Et comme ça je me retrouve dans une salle de cours, avec une trentaine d’étudiants du monde entier à parler des médias européens, à montrer cafebabel.com (la page d’accueil mais aussi Eurotik et la slideshow de Comikazen, ce qui m’a rendu très fier) et à repondre à un public intéressant et intéressé : des Américains bien sûr mais aussi des Asiatiques, des Européens...


Ensuite le le Prof a donné un cours sur le sujet : comment change l’approche aux politiques interculturelles parmi les USA, la France, l’Allemagne et l’Angleterre. La référence aux Etats Unis est éclairant pour la comparaison avec l’UE d’aujourd’hui. Le problème de l’Ecole de Chicago était : comment créer un sens de communauté dans un pays multiculturel ? La reponse : par les moyens de communication de masse. Cela vous rappelle quelque chose ?


Génial aussi le merchandising : je n’ai pas pu m’empêcher d’acheter le t-shirt de la première université dans la quelle cafebabel.com a été... objet d'études aux USA !

Photos de Lee Bigelow

30

10

2007

Je m'en vais aux USA

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Non, pas pour toujours, je vous rassure. Je vais aux Etats-Unis pour rencontrer les gens de Google, Wikipedia, Facebox, New York Times... avec une idée dans la tête : dénicher des idées nouvelles pour améliorer cafebabel.com. Je visiterai la terre de Martin Luther King et de George W. Bush pendant trois semaines.
Tout ça grâce à la clairvoyance de l’Amérique de l’après-guerre qui, avec l’acte Fullbright, comprit que la clé pour gagner la Guerre Froide serait de conquerir "the hearts and minds", les coeurs et les esprits du monde. En invitant des étudiants (avec, par exemple, les bourses Fullbright) ou bien des "young leaders" du monde entier pour leur faire connaître leurs homologues d'Outre-Atlantiques dans leur propre milieu de travail. Voilà expliqué l’International Visitor Leadership Program qui attire, chaque année 5.000 jeunes : un chef d’oeuvre que l’Europe devrait penser à reproduire malgré la bonne reputation dont elle joit dans le monde (selon la belle analyse que vous trouvez ici).
Il s'agira d'une grande opportunité (pour laquelle je veux remercier la babélienne Franco-Américaine Vanessa qui m'a fait découvrir ce programme), à laquelle je prendrai part individuellement accompagné par un diplomatique Américain à la retraite qui sera mon ange guardien.
Le programme :
• Washington
• San Francisco
• Tampa, Floride
• New York City

Pendant ce voyage je vous promets que je ferai tout pour vous raconter de mes rencontres et des impressions d’une personne qui n’est jamais partie aux Etats Unis, avec les yeux de quelqu’un qui a veçu l’eurogénération et va la-bas aussi pour la raconter. Restez branchés donc sur la nouvelle chaîne “Eurogeneration aux Etats Unis”.Mais avant laissez moi vous proposer un must de la chanson mondiale, de quelqu’un qui était leader, vraiment... Renato Carosone. Parce que ça y va très bien! Et merci à Filomena pour ses traductions !


PS Si vous avez des conseils sur les endroits à ne pas rater, ou amis auxquels envoyer des bombons faites-moi signe avec vos commentaires ou par mél….Que Bush m’aide!!!!!
Traduit par Filomena De Riso

18

10

2007

Nous sommes plus (et mieux) engagés que nos parents

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Sommes-nous une generation engagée ? Peut-on soutenir la comparaison avec celle de nos parents ? L'engouement général pour l’environnement – cette année le Blog Action Day y était consacré – est l’occasion pour faire le point sur l’engagement en tant que tel, au délà des causes ecologistes.

La proliferation des ONG, des appels, des manifestations, des concerts (en dernier le Live Earth)  sont seulement quelques exemples de l'engagement des jeunes d'aujourd'hui pour l'environnement. Mais au de là de cela, ce qui change parmi les jeunes de notre temps est une plus grande conscience des problèmes de la planète qui, par rapport à mai 68, est beaucoup plus concrète.

Défiler en mai 68, en posant pour un photographe (comme dans la photo ci-dessous) ou participer à une manifestation d’hippies est certes bien plus sexy que partir faire du volontariat en Afrique, s’engager dans des associations ou participer à des initiatives civiques sur Internet.

De la meme façon, lancer des pavés d'antan sur la police en plein boulevard Saint-Mich' est plus chic que d'être un consommeur responsable, ne pas laisser le chargeur du portable dans la prise ou encore se battre pour le droit au vote des immigrés. Et je ne me réfère pas seulement aux petits gestes quotidiens par opposition aux lendemains qui chantent de nos parents. Je pense aussi, dans un autre registre, aux initiatives pour l’Europe fédérale ou aux nombreuses associations qui essayent d’approcher et de (ré)mixer les cultures du Vieux Continent. Ou à faire de l’Erasmus une occasion pour rédessiner la carte de la tolerance et  de l’ouverture.

Car ce n’est pas vrai que nous sommes la “generation X”, que nous ne croyons en rien, que nous sommes individualistes et point barre. La generation précédente  était sans aucun doute plus politisisée mais pas plus engagée que la nôtre !


Post Scriptum (sur la politisation).

En ce moment sur ma table de nuit il y a “Cuori Neri” (“coeurs noirs”), une belle enquête de Luca Telese sur les morts néo-fascistes des années de plomb en Italie. Seulement a Rome, entre les années 70 et 80 il y a eu plus de 100 homicides politiques, victimes de la tensions entre fascistes et communistes. Dans la capitale, un des quartiers le plus chauds fut le “Trieste-Salario”, où j’ai étudié pendant trois ans. Je me souviens de ces soirées passées en face de  la glacerie à place Trieste (je ne pourrai jamais oublier le gout aranciotto : chocolat avec des zestes d’orange).
Et seulement maintenant je comprends que voulait dire le tag “Paolo vit”, suivit par une croix celtique. “Paolo” était Paolo Di Nella, le militant, fasciste et écologiste (ça existait), tué de façon barbare pendant qu’il attachait des affiches pour la récuperation d'un jardin publique. Maintenant ce temps de politisisation extrême et des fois extremiste est terminé. Maintenant, en dessous de ce tag il y a des jeunes qui discutent, comme nous le faisions avec Nicola dell’Arciprete en 2000... A l'époque on se posait la question : comment bouleverser les cerveaux endormis de l’opinion publique italienne ? Nous voulions créer un media trans-national qui puisse donner une voix à notre génération. Aujourd’hui vous êtes en train de lire ce média. D'une certaine façon c'est aussi une forme d'enagegement, n'est-ce pas ?

Traduit par Filomena De Riso

08

10

2007

Anciens Erasmus, exprimez-vous !

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Heureux, épuisé, un peu ivre, fanfaron, dragueur (le soir) et étudiant (mi-endormi) pendant la journée.
Tout le mode parle des Erasmus pendant leur séjour, mais personne de quand ils rentrent. Bien sûr presque tout le monde, au début fait une déprime au retour de ses aventures au-delà des Alpes ou de la Manche. Mais après, comme vous me l'expliquiez dans vos commentaires, en réalité, vous vous reprenez. Souvent, en recherchant des nouvelles stimulations. En repartant (physiquement ou même juste moralement) toujours.
Bref, pour la première semaine de novembre, celle de la rentrée, la vraie – quand même plus a Cetara (où dimanche dernier la petite plage était pleine de baigneurs) il n’y aura plus les parfums de l’été – je suis en train de préparer un article sur le sujet  « Les chemins de l’Erasmus sont infinis ».
Il s’agira d’une fotogallery avec 4 ou 5 histoires , les plus amusantes de celles que vous allez m’envoyer. Ecrites exprès pour les 400.000 visiteurs mensuels de café babel. Tu veux participer ?Vas-y !


Caractéristiques : avoir été au mois un semestre en Erasmus, couver un brin de sain exhibitionnisme.

Les photos à envoyer : une photo cool de toi en erasmus et une de toi-même maintenant, même si elle n’est pas très cool, de toute façon on le sait bien qu’on était mieux avant ! Si par hasard, tu ne les a pas tout de suite, passe directement à l’étape suivante mais n’espère pas d’échapper à la loi de l’image, ok ?

Le texte à envoyer : ton histoire racontée avec tout le romantisme que tu veux (allez-y vous allez me faire pleurer !) mais en précisant lieux, dates, prénoms de façon à me donner l’air d’un journaliste de métier ! Et cherchant de me raconter un peu  qu’est ce que tu portes avec toi de cette expérience, si tu es (encore) fiancé/marié avec quelqu’un/une rencontré/e là-bas. Si, au contraire, tu n’as pas reussi à partir de nouveau. Si  tu rêves de le faire. Si tu travailles dans un secteur particulièrement Erasmus -compatible ou pas.

A qui l’envoyer : à ma boîte mél : farano[at]cafebabel.com

Quand : le plus tôt possible. Si tu connais des personnes intéressées, fais-moi signe !

Photo de la plage de Cetara, dans la côte amalfitaine par Antolo/Flickr. Traduction de Filomena De Riso.

02

10

2007

J'y vais ou je rentre : le dilemme du migrant

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Désormais c'est un rite. L'avion doit d'abord s'arrêter et ensuite, pendant que les autres récupèrent leurs bagages, j'extrais la carte SIM française de mon portable et je la substitue avec celle italienne.

Me revoilà à Naples, aéroport de Capodichino. “Tu es rentré, enfin”, me disent les amis. Mais dans sa terre d'origine on y va ou on y rentre ? Chez les babéliens que nous sommes, fils nomades de l'eurogeneration, les écoles sont deux. Il y a ceux qui suivent la raison : “maintenant ma vie est à Paris”, me force-je à dire. A Cava, donc, j'y vais, je n'y rentre pas. Et puis il y a ceux qui disent “je rentre”, souvent perçu comme symbole de faiblesse, comme si le voyage tôt ou tard devait finir dans notre Itaque à nous. Cette terre d'origine dont nous gardons le souvenir, dont on parle le moins possible, en la mythisant toujours.

Pendant des années j'ai voulu me dire “je vais” à Cava. Cela fait presque dix ans que je n'y vis pas. À Paris, j'y habite depuis cinq ans, je suis en train d'y mettre mes racines. Mais puis-je employer le même verbe - aller – que j'emploie pour des destinations telles que Tallinn ou – mettons – La Havane ? Peut-être nous l'inventerons, un jour, un véritable "verbe de mouvement" qui soit un fils bâtard d'aller et de rentrer.

P.S. Pardon, suis-je le seul qui se bats avec ce genre de paranoïas ?

24

09

2007

Après l'Erasmus ? La vie continue. A l'étranger

Nous voilà à parler d’ Erasmus, frontières et périodes de la vie, cette fois-ci directement avec Fiorella, spécialiste ès anthropologie de l'Erasmus.

 

Fiorella, bienvenue sur Eurogeneration. Si on te demandait de résumer en deux mots ton expérience Erasmus, lesquels choisirais-tu?

Salut Adriano merci pour l’hospitalité. Les clichés qui reviennent le plus souvent sont : l’alcool , le sexe, la fête, les amis, et le bon temps. Mais je crois qu’un an passé à l’étranger ne se résume pas seulement à ça. Il y a plein d’autres choses : la volonté de se mettre à l’épreuve, et le fait de se confronter aux autres, de partir de rien pour bâtir une nouvelle vie, plus mûre et consciente. Deux ans ont déjà passé depuis cette fameuse période à Alicante.

Es-tu guérie du syndrome Erasmus?

Je dirais plutôt que ça empire de plus en plus! Après la phase critique qui se manifeste au retour, le syndrome se "normalise" et t’accompagne constamment. Mais c’est une chose positive: c’est le déclencheur de mon envie de renouveler ces expériences, de partir (ou repartir) avec un truc en plus en comparaison avec les autres.

Qu’est ce que tu fais aujourd’hui dans la vie? Tu arrives à exprimer cette "babelianité" acquise en Espagne?

Dans l’attente de l’énième et définitif départ en Espagne (je l'espère), ou au nord de l'Italie en octobre, je m’occupe de graphique et de communication. Cette année j’ai eu la possibilité d’ améliorer mes connaissances du secteur grâce à un projet de la région Campagne (le G.B. Vico) qui m’a permis de travailler dans une gallérie d’art à Madrid durant 4 mois ! Autre magnifique expérience à l’étranger : j’ai connu des gens merveilleux et j’ai pu exprimer librement cette babelianité qui reste un peu étouffée dans mon pays (surtout dans le Sud et surtout à Cava, mais cette-ci est une autre affaire, que tu connais aussi bien que moi).

Es-tu toujours en contact avec tes amis Erasmus?

Oui, mais ça reste compliqué a cause de la distance ! Mais heureusement grâce au messenger, aux mails et autres nouvelles technologies on reste toujours en contact.

Tu es arrivée à communiquer avec eux en ce qui concerne les sujets que tu évoques dans "Anthropologie de l’Erasmus"?

J’ai même fait mieux : j’ai réussi à les emmener tous voir la soutenance de mon mémoire en Italie ! À Alicante tout le monde savait que j’étais en train d’écrire un mémoire sur l’Erasmus, ils l’ont lu (du début jusqu’à la fin, à mon plus grand étonnement) et ma satisfaction majeure, quand j’ai passé le diplôme, a été de voir que mes amis Erasmus et mes camarades d’Université étaient émus avec moi alors que je terminais ma présentation aux notes de la chanson "Tornano in mente" ("Ils reviennent à l'esprit") par Alex Britti: " On se souviendra des moments qu’on a vécus avec intensité, et tous les gens qu’on a connu reviendrons, ça ne te paraîtra pas grande chose mais ça veut dire qu'il y a encore quelque chose".

J’espère avoir réussi à faire comprendre à tous les Erasmus ces mots là "il y a encore quelque chose", après deux ans et – je le souhaite – après beaucoup de temps encore.

Traduit par Alessandro Mancosu - bienvenue, Alessandro !

15

09

2007

Dépression post-Erasmus

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Septembre. Temps d'arrivée pour les 400 000 étudiants européens qui plantent tende dans l'une des centaines de villes universitaires théatre du projet Erasmus. Mais même, hélas, temps de retour (à la routine) pour les environ 350 000 qui ont vécu, l'année dernière, une expérience qui, dans l'immense majorité des cas, te transforme la vie. Au moins pour un an (ou un semestre). Oui, parce qu'ensuite on retourne aux vieilles habitudes. C'est là que peut surgir la "dépression post- erasmus".

En introduisant l'expression sur Google pas de sites de psy. Mais on tombe sur l'excellente thèses de Fiorella de Nicola sur le thème "Anthropologie de l'Erasmus". Moi et Fiorella - à Alicante en 2004/05 – nous sommes originaires de la même ville, Cava de' Tirreni, près de Naples. (Je me suis amusé à faire un collage des deux villes. Pas mal la nôtre, mais Fiorella n'aurait-elle pas écrit les mêmes choses s'elle était partie à Helsinki ?)

 

 

En tout cas la prose de Fiorella est très réussie lorsqu'elle peint l'ingénuité de celui qui vit les derniers jours d'une expérience erasmienne:

"Il n'a pas idée qu'en patrie il sera envahier par le syndrome du post-erasmus. Il ne sait pas que sa maison lui semblera très laide, sa ville très froide (ou d'une chaleur insupportable), l'université très ennuyeuse, la tv glaque, les amis nuls, en somme il aura une dépression grande comme un gratte-ciel de Kuala Lumpur. Il aura un rejet pour tout ce qui ne soit pas Erasmus. Le syndrome, ils le vivent tous, cependant avec une intensité et une durée différentes. Certes, il s'agit d'une condition passagère, quelque chose qui peut, et même doit, durer peu. Au risque de devenir pathétiques".

 

Sa réflexion sur le sens du mot identité est convaincante :

"En somme il nous attend une existence de désadaptés, d'apatrides. Et pas parce que nous n'avons pas une patrie. Mais parce que nous en aurons deux. Ou plus que deux. La nôtre, celle-là où nous sommes nés. Celle qui "nous a adoptés" pour un semestre ou deux. Cette de nos amis : allemands, français, portugais, mexicains, Anglais, scandivaves, américains, canadiens : leurs maisons à Alicante étaient les nôtre. Et je ne sais pas par quelle propriété transitive un peu de leurs pays, de leur culture, de leurs amis est devenu nôtre. Bref peut-être que l'identité européenne existe vraiment.

 

Est-ce vrai ? Et comment faire pour sortir de la dépression post- erasmus ? Eurogeneration ouvre le débat. À vous le mot, dans les commentaires.

Photo Pedro Prats Michael Khoo/Flickr.com

13

09

2007

Zizi & zizanie

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Tallinn nightlife Dans mon reportage sur l'économie estonienne, réalisé à Tallinn avec cafebabel.com, je parlais de Noku, un bar lounge de la ville, en précisant que le mot veut dire "zizi" en estonien. Problème : ayant écrit l'article en italien (où zizi c'est 'pisellino', littéralement 'petit pois') le traducteur anglais avait écrit "little pea". Je regarde donc dans les autres langues. Et je vois que la version allemande de cafebabel.com avait traduit 'Nickerchen', ce qui veut dire "petit somme", en italien "pisolino", un mot très proche mais tout de même différent de notre "pisellino" (zizi) ! Il faut dire que j'avais été alerté de ce petit risque phonétique par Véronique, la traductrice française, qui avait bien pris soin de me demander candidement : "quand vous parlez de pisellino vous dîtes ça en quel sens ?". J'aurais du m'en douter que les zizi sement la zizanie chez les langues européennes :-)

20

07

2007

Tallinn comme vous ne l'avez jamais vue

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Voici la vidéo réalisée par Giovanni Angioni sur Europe on the ground dans la capitale estonienne. Prenez 5 journalistes européennes, rajoutez la passion de la rédaction locale de cafebabel.com là bas et vous obtiendrez un dossier de reportages exclusifs à lire en septembre. Entre temps, goûtes à ce making of plein d'énergie...

07

07

2007

Les Italiens à Paris : eurogénération ou immigrés ?

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Les jeunes travailleurs italiens à Paris ne sont pas comme les autres venant d'Europe occidentale. Ils ne bougent pas seulement par amour de la découverte et de la curiositas. Souvent, c'est par nécéssité qu'ils se résignent à abandonner leur pays natal. Pour fuir un système clientelaire, qui humilie la créativité et la méritocratie. Pour se remettre en jeu dans un pays qui, comme d'autres dans le Vieux Continent, est un pays "normal".

L'objectif de Valentina Maccarinelli e Andrea Decovich a peint ces portraits de jeunes Italiens à Paris et nous sommes heureux de les accueillir. Avec le soleil de leurs rêves et la lumière de leurs réalisations. Pendant que notre pauvre pays coule vers la croissance zéro, les retraites qu'on ne verra jamais et les scandales politico-médiatico-judiciaires...

 

© 2007 Decovich&Maccarinelli/ PhotoCast.org

© 2007 Decovich&Maccarinelli/ PhotoCast.org

© 2007 Decovich&Maccarinelli/ PhotoCast.org

© 2007 Decovich&Maccarinelli/ PhotoCast.org

© 2007 Decovich&Maccarinelli/ PhotoCast.org

© 2007 Decovich&Maccarinelli/ PhotoCast.org

© 2007 Decovich&Maccarinelli/ PhotoCast.org

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07

2007

Plombier ou serveuse : l'eurogénération (de l'Est) a le choix

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Plombier ou serveuse : les choix de l'eurogénération (de l'Est) Agnieska, jeune Polonaise à Paris, raconte la situation paradoxale des Polonais en France: "Tant qu'on travaille pas, il n'y a pas de problèmes... Quand on veut travailler, on est obligé de faire plombier, serveuse ou autre... Mais j'ai des ambitions plus hautes que d'être plombier !". Joana aussi, jeune Roumaine en France est dans la même situation. Elle rajoute que les heures de travail sont très limitées.

Un café, un vrai, à Paris

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Ce blog est très européen, international, cosmopolite et tout ce que vous voulez... mais les vrais membres de l'eurogénération savent aussi garder bien vivantes et arroser de temps en temps les racines qui les relient à leur culture... C'est pour cela que je me rends régulièrement chez les amis de Pozzetto qui, rue de Sicile à Paris, propose des véritables glaces et cafés italiens. J'ai voulu les rencontrer pour eurogeneration.cafebabel.com ce week-end même. Je rencontre Pierpaolo qui me montre comment prépare-t-on un vrai café et comment on laisse les non-italiens le remplir d'eau pour l'allonger... "Moi - dit-il - je ne pourrai jamais le faire !" A bon entendeur...
Ensuite on discute avec Sandro, responsable du personnel. Il nous explique que chez Pozzetto travaillent des jeunes de tous les pays, surtout Italiens ou qui maîtrisent la langue pour assurer l'italianité de l'endroit...

18

06

2007

Naples ? Une ville sale...

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Ce week-end, pour une grande rencontre du réseau cafebabel.com, un babélien tchèque venait me voir chez moi à Paris... "Tu viens de Naples ?" me disait-il... "Oui, je suis né à 50 km : pourquoi, tu l'as visitée ?" "Ben oui, je viens d'y passer une semaine..." "Tu l'as trouvée comment ?" "Sale". Cet échange résume à lui seul le problème des ordures dans la capitale de la Campanie autrefois célèbre pour son histoire et sa culture, pour les fouilles de Pompéi tout proche et pour ses panoramas coupe-souffle... Là bas, ce problème sent très mauvais... comme les criminels de la Camorra (mafia) qui en gèrent le business et les inéfficacités de l'Etat italien... La vidéo qui suit parcourt l'exploit des amis de la télé japonaise chez laquelle travaille Giulio Zucchini, un membre du réseau cafebabel.com. Giulio a conduit, grâce aux amis de www.internapoli.it sa troupe dans les entrailles de la Naples submergée par les ordures... Parce que l'eurogeneration veut aussi dire faire émerger ces problèmes et les faire connaître au de là des frontières...

07

06

2007

Cette année là...

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marina2.jpg

Strasbourg, 2001, à une soirée Erasmus. Avec Nicola Dell'Arciprete (à gauche) sous l'effet de la nourriture réunionnaise et moi sous celui des bières alsaciennes...

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06

2007

Plein d'accents, une video

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Alexandre, Ariadna, Prune... voilà (quelques) personnes avec qui on construit cafebabel.com au jour le jour... Regardez la vidéo

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