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eurogeneration

Une nouvelle génération est née

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10

03

2008

Oui au référendum britannique

Le 5 mars a été une journée particulière. J’étais à Londres, en plein règne de Gordon Brown Ier. Ce même Gordon Brown qui ce jour-là a, au cours d’un très violent débat parlementaire, rejeté le référendum pourtant promis au préalable par Tony Blair sur la Constitution Européenne, sous prétexte que maintenant il s’appelle Traité de Lisbonne. Traité dont le fond n’a pas ou peu changé comme tout le monde sait. Malheureusement, ce ne sera donc pas le New Labour, ni les élites politiques autistes du Vieux Continent, qui vont rassurer les eurosceptiques.

Mais le 5 mars était également une belle journée ensoleillée. Alors je vous propose de vous promener avec moi, de la gare St Pancras jusqu’à Old Street. A gauche, ici, un graffiti à Trafalgar Square, avec le Big Ben sur le fond.






Contraste frappant entre les Anglais, qui ont presque oublié ce que signifie lumière, et les Italiennes qui ne vont nulle part sans leurs fameuses lunettes de soleil.

Puis je retrouve Alberto, un vieux copain de fac, vrai babélien Eurogeneration AOC, qui coordonne maintenant une communauté en ligne pour entrepreneurs sociaux : ceux pour qui business ne signifie pas exclusivement intérêt personnel. Chapeau ! Je voudrais lui présenter rapidement les dernières avancées cafebabel.com mais comme d'habitude j'ai oublié que les prises électriques anglaises sont différentes de celles du continent. Dieu maudisse ces barrières à la communication !

Ensuite, c'est Annette que je vois. Elle est responsable locale de cafebabel.com à Londres et co-organisatrice du débat sur le thème "Nuoveaux médias et democratie européenne" où je dois intervenir, à la London School of Economics. On passe donc au supermarché pour acheter de quoi grignoter après le débat.
J'ai trouvé des prix beaucoup plus bas de ce qu'ils étaient en 1998, lorsque j'y avais passé deux mois après mon bac. Ou ce sont peut-être nos prix qui ont augmenté ?




Un souvenir qui remonte à cette époque me revient : une soirée passée à gratter une guitare avec un de mes amis de voyages, Luca, mais aussi avec un yuppie écossais et de joyeux passants. Nous étions justement devant ce magasin, à Covent Garden : bizarre qu'il soit devenu le « French connection ».

C'est dans le même secteur que j'ai rencontré, dans un endroit magique, le Neal's Yard, Zsofia - une Hongroise ancienne du College d'Europe, qui travaille au European Council on Foreign Relations, qui se définit le premier think-tank pan-européen.



Dans une ruelle menant à Neal's Yard, on pouvait lire cette belle phrase qui a rendu mon voyage encore un peu plus magique : « Vis la vie que tu t'es imaginé ».

Ne loupez pas celui là : philosophe ambulant bienveillant.



Après le débat au cours duquel Andreas, auteur de l'euroblog Kosmopolit, a excellé, nous partons tous en direction d'un bar. Puis retour chez Annette où je dérobe cette photo sur sa table de nuit : quatre livres en quatre langues différentes. On est de vrais babéliens.


Le lendemain, dans la zone de la flambant neuve gare St Pancras d'où part mon eurostar pour rentrer à Paris, je croise encore ce sympathique personnage.



Une manière, pour cette swining London de me dire adieu. Ou plutôt... bye bye.

04

03

2008

Erasmus à Budapest : baby-foot et bains relaxants...

Eurogeneration est fier de vous présenter l'“Erasmus City-guide“. Une compilation qui vous fera découvrir les plus belles villes d'Europe à travers les yeux d'étudiants Erasmus. Ces portraits n'ont pas la présomption d'être exhaustifs. Ils sont simplement les récits de personnes qui veulent partager leur expérience. N'hésitez donc pas à donner votre opinion !

Cette semaine notre invité est Roberto Yanguas. Il nous présente la capitale hongroise où il a été en Erasmus il y a deux ans.

Trouver un appartement : préférez les agences immobilières
Se loger est probablement la plus grande difficulté pour un étudiant étranger. A Budapest les résidences étudiants se font rares ; il vaut donc mieux passer par une agence immobilière. Budapest est divisée en deux : Buda et Pest, elles mêmes subdivisées en plusieurs arrondissements. J'ai vécu dans le sixième, qui offre, avec le cinqième et le septième, la meilleure solution pour y habiter. Evitez le huitième qui est dangereux. Plus en général, si vous êtes en Erasmus, n'oubliez pas que Pest est mieux que Buda.

Université : si vous ne voulez pas travailler, allez-y !
J'ai fréquenté la fac de droit, à la Peter Pazmany University. Malgré les difficultés de certains professeurs à s'exprimer dans la langue de Shakespeare, tous les cours étaient en anglais.
En tout cas, si vous n'avez pas envie d'étudier pendant votre année Erasmus, cette université est le lieu qu'il vous faut. La plupart des profs vous demandent seulement un travail écrit, court et simple. Les examens sont peu nombreux, voire inexistants (j'en ai fait un seul).
Par ailleurs, le gymnase étant fermé, je vous conseille de profiter des beaux jours pour jouer à l'extérieur, à Margherite Island.

Trois endroits à ne pas louper

  • Pour une bière entre amis, je vous conseille Szimpla, qui est mon bar préféré. C'est décadent, sale, vieux et tout ce que vous voulez... mais je m'y plais !
  • Plus relaxants, les thermes de Szenchenyi où vous pouvez passer votre journée entre jacuzzi, sauna et eaux médicinales pour la somme de 8 euros. On se sent tellement mieux après une journée pareille !
  • Ne délaissez pas le restaurant Paprika (près de Szenchenyi) ou Stex Haza. Je vous conseille la soupe de gulasch et poitrine de poulet aux trois fromages. Ou bien l'escalope de porc, style Carpatian. Rien qu'à ces souvenirs, j'ai l'eau à la bouche !


Le soir : police et baby-foot
Les étudiants Erasmus fréquentent le Morrison's pub, situé près de l'Opéra (il y a karaoke le mercredi soir. Ne me demandez pas pourquoi, mais cela plait aux hongrois...), l'Old Man's pub (près de Erszebet korüt et Szimpla) ou le Szoda, le Sark... Attention toutefois à vos vêtements qui pourraient disparaître mystérieusement.
En général les fêtes Erasmus ont lieu dans les appartements. Si vous craignez les voisins qui se plaignent, appelez vous-mêmes la police avant le début de la fête. Ce sera officialisé et vous n'aurez plus de problèmes.
Pour les fans de baby-foot, vous serez heureux d'apprendre que les Hongrois y jouent beaucoup, y compris la nuit. Pour cela il suffit de poser une pièce de monnaie sur la table et d'attendre votre tour. C'est le vainqueur qui reste.
Quant à la drogue, il vaut mieux éviter d'en prendre. Cela vous créerait beaucoup d'ennuis avec la police si vous vous faites attraper. Joints ou cocaïne, c'est du pareil au même.

Verdict
Je conseille à tous cette expérience !

Que pensez-vous de cette présentation de Budapest ? D'autres suggestions, d'autres idées, des questions... ? N'hésitez pas à en parler avec notre invité. Cela vaut aussi la peine de jeter un oeil au Babelblog de Budapest.
Quant à moi, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle étape, en Angleterre cette fois, à Portsmouth.

Traduit par Véronique Raphaëlle Strobel