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eurogeneration

Une nouvelle génération est née

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mercredi, juin 18 2008

Carla Bruni, de nationalité française ? Quelqu'un m'a dit ...

Un mois d'e-mails et relances téléphoniques n'a pas suffi à obtenir des attachés de presse de l'Elysée une réponse à une question très banale : quelle est la nationalité de madame Sarkozy?

Carla Bruni Tedeschi, italienne (piémontaise pour la précision) arrivée en France avec sa famille à un âge précoce, n'a jamais demandé la citoyenneté française en dépit de trente années passées à Paris. Elle ne s'était pas non plus inscrite sur les listes électorales malgré la citoyenneté européenne qui lui aurait permis de voter aux dernières élections locales.

Puis est venue une interview à Paris Match dans laquelle la première dame déclarait que, pour obtenir la nationalité française, "cela prend du temps, même quand on connaît du monde." Et la journaliste de conclure : "Mais c'est fait. Désormais, elle n'a plus à aller faire des heures de queue (...) pour renouveller sa carte de séjour". (Même si rappellons que, pour vivre et travailler dans un autre pays de l'UE la carte de séjour n'est plus nécessaire pour les citoyens européens).

La confirmation est venue de la bouche de Nicolas Sarkozy qui, à Tunis en avril, salue son épouse comme "une française récente".


Mais quelle a été la procédure suivie par Madame Sarkozy pour obtenir la citoyenneté française ? Elle l'a obtenue par le mariage, en réduisant à quelques semaines les quatre ans de délai prévus par la loi ? Ou bien elle l'a obtenue par naturalisation comme vous pouvez le faire pour ceux qui résident en France depuis plus de dix ans ? Même dans ce cas, la procédure bureaucratique, pour les communs des mortels, prend au moins six mois. Et si Carla et Nicolas se sont mariés en février et, comme l'a annoncé Paris Match, à la fin du mois d'avril la nationalité française était bel et bien acquise, cela signifie que l'ancienne top model aurait eu quelques "facilitations".

Carla Bruni, qui a même représenté l'Italie dans le calendrier des Carabiniers (Gendarmes) désormais
française ? Ne vous inquiétez pas, les Italiens, la mère de Carla Bruni déclarait hier à la veille du match Italie-France de l'Euro 2008 : "Ma fille? Elle supportera l'Italie, comme elle l'a toujours fait". Au moins elle nous a apporté de la chance !

mercredi, juin 11 2008

Concert de Radiohead à Bercy : Tibet, marionnettes et lumières

Le son, mais pas seulement. Voici le dernier concert parisien de Radiohead en images. Défilé d'instantanées du groupe le plus aimé de l'eurogénération.

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mardi, mai 13 2008

Manuel Valls, un Européen pour le renouveau de la gauche française

Qu’est-ce qu’être de gauche aujourd’hui ? Manuel Valls a répondu à cette question lors d’un déjeuner organisé à la Maison de l’Europe de Paris par le Club de la presse européenne  présidé par Alberto Toscano, correspondant de la presse italienne dans la capitale française depuis 22 ans.

Pour Valls, maire d’Evry et membre du Parti Socialiste, « plus qu’à protéger le statut des cheminots – ceux parmi les fonctionnaires qui vivent le plus longtemps ! - la gauche devrait s’intéresser aux vraies catégories qui souffrent ». Lesquelles ? « Les femmes seules (familles monoparentales) ; les jeunes précaires (dont les étudiants qui travaillent pour payer leurs études) ; les handicapés (qui vivent avec 600 euros par mois) ; les classes moyennes qui craignent la paupérisation ». En somme, pour Valls – qui vient de publier « Pour en finir avec le vieux socialisme... et être enfin de gauche » (Robert Laffont, 2008) – le PS doit cesser « d’être le parti du conservatisme » en allant même jusqu’à changer de nom et mettre aux oubliettes le mot « socialisme ».

La question du renouveau de la gauche selon Valls nous intéresse d’autant plus que le maire d’Evry, né en 1962 à Barcelone de père catalan et de mère suisse italienne, est un vrai européen. « Je me sens profondément français ! Mais ma triple, voire quadruple identité me permet, de temps à autre, un pêché mignon : regarder la France en tant que spectateur. Je pense qu’on devrait plus s’inspirer des autres pays. Sans approuver les dérives du blairisme, je suis admiratif de la démarche entreprise par  Blair et Giddens [avec la Troisième Voie] : partir des problèmes concrets du pays pour reconstruire la gauche ».

Quelles sont les chances que le dessein de modernisation de la gauche française esquissé par Manuel Valls marche ? Seul l’avenir le dira. Entre temps, au Parlement européen, le PS reste – aux dires d’un observateur de longue date de l’assemblée strasbourgeoise – « le parti de gauche le moins moderne de tous ». Si la croisade de Valls pouvait se mobiliser non seulement pour le débat d’idées français mais aussi pour les européennes de 2009 ce ne serait peut-être pas si mal que ça.

Photo de François Lafite

lundi, juillet 2 2007

Plombier ou serveuse : l'eurogénération (de l'Est) a le choix

Plombier ou serveuse : les choix de l'eurogénération (de l'Est) Agnieska, jeune Polonaise à Paris, raconte la situation paradoxale des Polonais en France: "Tant qu'on travaille pas, il n'y a pas de problèmes... Quand on veut travailler, on est obligé de faire plombier, serveuse ou autre... Mais j'ai des ambitions plus hautes que d'être plombier !". Joana aussi, jeune Roumaine en France est dans la même situation. Elle rajoute que les heures de travail sont très limitées.

Un café, un vrai, à Paris

Ce blog est très européen, international, cosmopolite et tout ce que vous voulez... mais les vrais membres de l'eurogénération savent aussi garder bien vivantes et arroser de temps en temps les racines qui les relient à leur culture... C'est pour cela que je me rends régulièrement chez les amis de Pozzetto qui, rue de Sicile à Paris, propose des véritables glaces et cafés italiens. J'ai voulu les rencontrer pour eurogeneration.cafebabel.com ce week-end même. Je rencontre Pierpaolo qui me montre comment prépare-t-on un vrai café et comment on laisse les non-italiens le remplir d'eau pour l'allonger... "Moi - dit-il - je ne pourrai jamais le faire !" A bon entendeur...
Ensuite on discute avec Sandro, responsable du personnel. Il nous explique que chez Pozzetto travaillent des jeunes de tous les pays, surtout Italiens ou qui maîtrisent la langue pour assurer l'italianité de l'endroit...

jeudi, juin 7 2007

Cette année là...

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Strasbourg, 2001, à une soirée Erasmus. Avec Nicola Dell'Arciprete (à gauche) sous l'effet de la nourriture réunionnaise et moi sous celui des bières alsaciennes...

mercredi, juin 6 2007

Plein d'accents, une video

Alexandre, Ariadna, Prune... voilà (quelques) personnes avec qui on construit cafebabel.com au jour le jour... Regardez la vidéo

Nos yeux

Ils sont les fils du programme Erasmus, de l'Interrail et des voyages low-cost. Ou de toute façon de la curiositas homérique (remixée au rythme des Radiohead, please). Ils adorent la diversité mais ils cultivent leurs racines. Ils ont désactivé les frontières nationales de tous leurs logiciels. Ils parlent (ou disent de parler) une ou plusieurs langues... Et – non ! – "étrangères" ne rentre pas dans leur vocabulaire. Ils ont déjà parlé au lit une langue qui n'était pas la leur. Pour se faire comprendre. Ou pour se la jouer. Ils ont reçu leur premier salaire en euro. Ou, de toute façon, ils adorent employer la même (mais toujours plus chère) monnaie pour une pinte à Dublin ou un cous-cous à Belleville. Ils voyagent sans passeport. Mais ils n'oublient pas ceux qui vivent dans leur quartier sans aucun droit. Et ils veulent discuter, rêver et dialoguer avec les autres européens. De l'Europe qu'ils veulent. De l'Europa qu'ils sont en train de construire. On the ground.

C'est cette Europe, celle de la première eurogeneration, que ce blog veut raconter. En cherchant à en interpréter les pensées, d'en recueillir les idées... Et à lire l'actualité avec les yeux de ceux qui n'oublient pas leur passé et la babel du Vieux Continent. Mais qui veulent en construire le futur. Dans un café, s'il vous plaît.