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eurogeneration

Une nouvelle génération est née

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13

05

2008

Manuel Valls, un Européen pour le renouveau de la gauche française

Qu’est-ce qu’être de gauche aujourd’hui ? Manuel Valls a répondu à cette question lors d’un déjeuner organisé à la Maison de l’Europe de Paris par le Club de la presse européenne  présidé par Alberto Toscano, correspondant de la presse italienne dans la capitale française depuis 22 ans.

Pour Valls, maire d’Evry et membre du Parti Socialiste, « plus qu’à protéger le statut des cheminots – ceux parmi les fonctionnaires qui vivent le plus longtemps ! - la gauche devrait s’intéresser aux vraies catégories qui souffrent ». Lesquelles ? « Les femmes seules (familles monoparentales) ; les jeunes précaires (dont les étudiants qui travaillent pour payer leurs études) ; les handicapés (qui vivent avec 600 euros par mois) ; les classes moyennes qui craignent la paupérisation ». En somme, pour Valls – qui vient de publier « Pour en finir avec le vieux socialisme... et être enfin de gauche » (Robert Laffont, 2008) – le PS doit cesser « d’être le parti du conservatisme » en allant même jusqu’à changer de nom et mettre aux oubliettes le mot « socialisme ».

La question du renouveau de la gauche selon Valls nous intéresse d’autant plus que le maire d’Evry, né en 1962 à Barcelone de père catalan et de mère suisse italienne, est un vrai européen. « Je me sens profondément français ! Mais ma triple, voire quadruple identité me permet, de temps à autre, un pêché mignon : regarder la France en tant que spectateur. Je pense qu’on devrait plus s’inspirer des autres pays. Sans approuver les dérives du blairisme, je suis admiratif de la démarche entreprise par  Blair et Giddens [avec la Troisième Voie] : partir des problèmes concrets du pays pour reconstruire la gauche ».

Quelles sont les chances que le dessein de modernisation de la gauche française esquissé par Manuel Valls marche ? Seul l’avenir le dira. Entre temps, au Parlement européen, le PS reste – aux dires d’un observateur de longue date de l’assemblée strasbourgeoise – « le parti de gauche le moins moderne de tous ». Si la croisade de Valls pouvait se mobiliser non seulement pour le débat d’idées français mais aussi pour les européennes de 2009 ce ne serait peut-être pas si mal que ça.

Photo de François Lafite

12

04

2008

Habemus Lorenzum

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Les émotions : instinct animal, enthousiasme, fierté et un brin d'incrédulité... Lorenzo est né.


Charme rital, regard de french lover qui tue, constitution saine, robuste et européenne.

Après les papiers à la Mairie et avant d'envoyer ceux pour la nationalité italienne, Lorenzo a déjà une identité numérique... ici.

10

03

2008

Oui au référendum britannique

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Le 5 mars a été une journée particulière. J’étais à Londres, en plein règne de Gordon Brown Ier. Ce même Gordon Brown qui ce jour-là a, au cours d’un très violent débat parlementaire, rejeté le référendum pourtant promis au préalable par Tony Blair sur la Constitution Européenne, sous prétexte que maintenant il s’appelle Traité de Lisbonne. Traité dont le fond n’a pas ou peu changé comme tout le monde sait. Malheureusement, ce ne sera donc pas le New Labour, ni les élites politiques autistes du Vieux Continent, qui vont rassurer les eurosceptiques.

Mais le 5 mars était également une belle journée ensoleillée. Alors je vous propose de vous promener avec moi, de la gare St Pancras jusqu’à Old Street. A gauche, ici, un graffiti à Trafalgar Square, avec le Big Ben sur le fond.






Contraste frappant entre les Anglais, qui ont presque oublié ce que signifie lumière, et les Italiennes qui ne vont nulle part sans leurs fameuses lunettes de soleil.

Puis je retrouve Alberto, un vieux copain de fac, vrai babélien Eurogeneration AOC, qui coordonne maintenant une communauté en ligne pour entrepreneurs sociaux : ceux pour qui business ne signifie pas exclusivement intérêt personnel. Chapeau ! Je voudrais lui présenter rapidement les dernières avancées cafebabel.com mais comme d'habitude j'ai oublié que les prises électriques anglaises sont différentes de celles du continent. Dieu maudisse ces barrières à la communication !

Ensuite, c'est Annette que je vois. Elle est responsable locale de cafebabel.com à Londres et co-organisatrice du débat sur le thème "Nuoveaux médias et democratie européenne" où je dois intervenir, à la London School of Economics. On passe donc au supermarché pour acheter de quoi grignoter après le débat.
J'ai trouvé des prix beaucoup plus bas de ce qu'ils étaient en 1998, lorsque j'y avais passé deux mois après mon bac. Ou ce sont peut-être nos prix qui ont augmenté ?




Un souvenir qui remonte à cette époque me revient : une soirée passée à gratter une guitare avec un de mes amis de voyages, Luca, mais aussi avec un yuppie écossais et de joyeux passants. Nous étions justement devant ce magasin, à Covent Garden : bizarre qu'il soit devenu le « French connection ».

C'est dans le même secteur que j'ai rencontré, dans un endroit magique, le Neal's Yard, Zsofia - une Hongroise ancienne du College d'Europe, qui travaille au European Council on Foreign Relations, qui se définit le premier think-tank pan-européen.



Dans une ruelle menant à Neal's Yard, on pouvait lire cette belle phrase qui a rendu mon voyage encore un peu plus magique : « Vis la vie que tu t'es imaginé ».

Ne loupez pas celui là : philosophe ambulant bienveillant.



Après le débat au cours duquel Andreas, auteur de l'euroblog Kosmopolit, a excellé, nous partons tous en direction d'un bar. Puis retour chez Annette où je dérobe cette photo sur sa table de nuit : quatre livres en quatre langues différentes. On est de vrais babéliens.


Le lendemain, dans la zone de la flambant neuve gare St Pancras d'où part mon eurostar pour rentrer à Paris, je croise encore ce sympathique personnage.



Une manière, pour cette swining London de me dire adieu. Ou plutôt... bye bye.

09

03

2008

Municipales : quelques absurdités vues d'Europe

Drôle de pays, la France: d'abord il octroie un permis de conduire au Napolitain que je suis ; puis, citoyenneté européenne oblige, il lui envoit même une carte électorale.


C'est ainsi que ce matin j'ai participé aux élections municipales à Paris avec cet absurde mode de scutin qui ne permet pas de voter ni pour un candidat mairie ni pour un conseiller municipal. Mais seulement pour une liste dont l'ordre est bien sûr choisi à l'avance par les partis. Rassurez-vous, en Italie, on a la même bêtise...

Mais là où les Français nous battent en absurdités électorales c'est en matière de bulletins blancs : ces jolis morceaux d'une citoyenneté protestataire ne sont en effet pas comptabilisés. Ce qui veut dire qu'aller voter blanc ou s'abstenir, revient exactement au même. Qui plus est, les bulletins blancs ne sont pas fournis au moment du vote. C'est pour cela que j'ai imprimé des bulletins blancs à partir d'un site et que je les ai laissés dans l'urne à la disposition de mes "concitoyens". J'oubliais : dans mon collège électoral, il n'y avait qu'une vingtaine de citoyens européens inscrits... Allez, les Européens, la prochaine fois il faut faire plus d'efforts !

04

03

2008

Erasmus à Budapest : baby-foot et bains relaxants...

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Eurogeneration est fier de vous présenter l'“Erasmus City-guide“. Une compilation qui vous fera découvrir les plus belles villes d'Europe à travers les yeux d'étudiants Erasmus. Ces portraits n'ont pas la présomption d'être exhaustifs. Ils sont simplement les récits de personnes qui veulent partager leur expérience. N'hésitez donc pas à donner votre opinion !

Cette semaine notre invité est Roberto Yanguas. Il nous présente la capitale hongroise où il a été en Erasmus il y a deux ans.

Trouver un appartement : préférez les agences immobilières
Se loger est probablement la plus grande difficulté pour un étudiant étranger. A Budapest les résidences étudiants se font rares ; il vaut donc mieux passer par une agence immobilière. Budapest est divisée en deux : Buda et Pest, elles mêmes subdivisées en plusieurs arrondissements. J'ai vécu dans le sixième, qui offre, avec le cinqième et le septième, la meilleure solution pour y habiter. Evitez le huitième qui est dangereux. Plus en général, si vous êtes en Erasmus, n'oubliez pas que Pest est mieux que Buda.

Université : si vous ne voulez pas travailler, allez-y !
J'ai fréquenté la fac de droit, à la Peter Pazmany University. Malgré les difficultés de certains professeurs à s'exprimer dans la langue de Shakespeare, tous les cours étaient en anglais.
En tout cas, si vous n'avez pas envie d'étudier pendant votre année Erasmus, cette université est le lieu qu'il vous faut. La plupart des profs vous demandent seulement un travail écrit, court et simple. Les examens sont peu nombreux, voire inexistants (j'en ai fait un seul).
Par ailleurs, le gymnase étant fermé, je vous conseille de profiter des beaux jours pour jouer à l'extérieur, à Margherite Island.

Trois endroits à ne pas louper

  • Pour une bière entre amis, je vous conseille Szimpla, qui est mon bar préféré. C'est décadent, sale, vieux et tout ce que vous voulez... mais je m'y plais !
  • Plus relaxants, les thermes de Szenchenyi où vous pouvez passer votre journée entre jacuzzi, sauna et eaux médicinales pour la somme de 8 euros. On se sent tellement mieux après une journée pareille !
  • Ne délaissez pas le restaurant Paprika (près de Szenchenyi) ou Stex Haza. Je vous conseille la soupe de gulasch et poitrine de poulet aux trois fromages. Ou bien l'escalope de porc, style Carpatian. Rien qu'à ces souvenirs, j'ai l'eau à la bouche !


Le soir : police et baby-foot
Les étudiants Erasmus fréquentent le Morrison's pub, situé près de l'Opéra (il y a karaoke le mercredi soir. Ne me demandez pas pourquoi, mais cela plait aux hongrois...), l'Old Man's pub (près de Erszebet korüt et Szimpla) ou le Szoda, le Sark... Attention toutefois à vos vêtements qui pourraient disparaître mystérieusement.
En général les fêtes Erasmus ont lieu dans les appartements. Si vous craignez les voisins qui se plaignent, appelez vous-mêmes la police avant le début de la fête. Ce sera officialisé et vous n'aurez plus de problèmes.
Pour les fans de baby-foot, vous serez heureux d'apprendre que les Hongrois y jouent beaucoup, y compris la nuit. Pour cela il suffit de poser une pièce de monnaie sur la table et d'attendre votre tour. C'est le vainqueur qui reste.
Quant à la drogue, il vaut mieux éviter d'en prendre. Cela vous créerait beaucoup d'ennuis avec la police si vous vous faites attraper. Joints ou cocaïne, c'est du pareil au même.

Verdict
Je conseille à tous cette expérience !

Que pensez-vous de cette présentation de Budapest ? D'autres suggestions, d'autres idées, des questions... ? N'hésitez pas à en parler avec notre invité. Cela vaut aussi la peine de jeter un oeil au Babelblog de Budapest.
Quant à moi, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle étape, en Angleterre cette fois, à Portsmouth.

Traduit par Véronique Raphaëlle Strobel

11

02

2008

Oliver & Tom, wouaf-wouaf et la bise...

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Question du jour : de quoi parlons-nous, nous babéliens, pendant notre année Erasmus ou lorsque nous sommes à l'étranger, à la conquête de rencontres interculturelles... ? J'ai dressé, non sans une pointe d'ironie, une petite liste des sujets les plus récurrents !

1. Les dessins animés
Pour la série : «le Japon unit les européens». Holly et Benji ou, pour les français «Oliver et Tom» avec leur terrain de foot impérissable et infini, les jumeaux Derrick et leurs grandes dents, Mark Lenders avec son t-shirt aux manches retournées façon voyou. Ah, nostalgie, quand tu nous tiens... !

2. Les cris des animaux
Ne me dites pas que vous ne vous êtes jamais amusés à comparer les cris des animaux de votre patrie avec ceux des autres pays, ... je ne vous croirais pas ! Pour ne donner qu'un exemple, prenons le «wouaf, wouaf» des chiens français qui se transforme en «bau, bau» dans la péninsule italienne.

3. La manière de se dire bonjour
Vous êtes plutôt grande claque dans le dos ou bise ? La première attitude est d'origine allemande, tandis que les Français vont préférer se faire la bise. Mais attention, les codes sont complexes, autant la bise entre deux femmes ou entre deux personnes de sexes différents est monnaie courante, autant en France il est assez rare de voir deux hommes suivre cette tradition. Quant aux Italiens, ils préfèrent réserver la bise à ceux qu'ils connaissent déjà, hommes ou femmes qu'ils soient. Et là aussi, il faut être soucieux de la manière de faire : en Italie, on fait la bise d'abord à gauche, puis à droite... pas l'inverse ! A Genève ils en font trois... mais n'allons pas trop loin, ça devient très compliqué tout ça !

4. Et le repas alors ?
Les Espagnols s'attarderont à déjeuner seulement vers trois heures, tandis que les Milanais auront déjà fini depuis un moment. Les Napolitains mangeront sur le coup des deux heures... Et vous ?

5. Les systèmes politiques
Il se peut que tu sois Espagnol et que tu ais à expliquer les compliqués indépendantismes entremêlés de ton pays. Ou alors Français et on te questionne sur la "démonarchie" et les super-pouvoirs du président en place. Peut-être es-tu en Erasmus alors que la crise sévit dans ton pays. Expliquer la "partitocratie" et la position de Clemente Mastella, le ministre qui vient de faire tomber le gouvernement Prodi, n'a alors rien d'évident.

Toujours les mêmes sujets ? Oui, probablement. Mais peu de gens se refuseraient le plaisir de parler de Mark Lenders en buvant une bière ou de se faire cette bise historique... non ?

05

02

2008

Les cinq règles d’or pour un Erasmus réussi

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C'est en ce moment-même que des dizaines de milliers de jeunes s'apprêtant à vivre un semestre d'études avec le programme Erasmus affluent dans les villes universitaires d'une grande partie de l'Europe...
Voici les règles d'or que le babelblog Eurogeneration vous propose pour passer un Erasmus sensationnel (dont vous pourrez évidemment discuter dans les commentaires !). Elle sont le fruit d'une année magnifique passée à Strasbourg dont je vous livre une photo qui, en plus, est bien dans le "mood leçons"...



Leçon n° 1 :  Intégration...
A Rome ils étaient surnommés la mafia espagnole. Je parle bien sûr de ces bandes d'hispanophones qui vagabondaient par groupe de quarante le samedi soir, qui après maintes difficultés pour trouver un bar assez grand pour tous les contenir, se retrouvaient toujours dans le perpétuel et insipide botellón... -qué-tanto-estamos-avec-le-vientre-lleno-qué-Maria-a-fait-la-tortilla-de-patatas.
Je le sais parce que j'étais le seul intrus italien dans une de ces compagnies à Rome. S'il vous plaît, non, ne le faites pas. Les italiens aussi, avec leur bidet et les tagliatelles de la mamma risquent fortement de tomber dans le syndrome des tortillas.
L'idéal pour éviter cela et connaître des personnes du coin :
vivre dans un appart avec, de préférence, des étudiants originaires des environs
participer aux activités sportives organisées par la fac
aller en cours (au moins une fois de temps en temps)

Leçon n° 2 : ...mais sans censurer votre accent !
Intégration ne signifie pas forcément mimétisme. Vouloir parler cette nouvelle langue sans accent étranger n'a pas de sens. Vous serez juste ridicules. De toute façon ça se voit gros comme une maison que vous venez d'ailleurs. Alors, au contraire, utilisez-le, cultivez-le, faites en profiter les autres ! Organisez par exemple quelque soirée gastronomique pour faire découvrir vos plats nationaux, faites écouter vos musiques avec guitare ou I-pod à l'appui ... Et plus vous en avez, plus vous en montrez !
Pendant que je faisais mon Erasmus à Strasbourg, une fille plutôt pas mal me dit, alors que j'essayais vainement de singer la langue de Molière : « mais tu sais, notre accent sur les mecs, il fait homo : c'est mieux l'accent italien ! ». Comment lui donner tort ?

Leçon n° 3 : attention aux préjugés et aux exagérations.
Faites attention aux jugements hâtifs sur les villes dans lesquelles vous arrivez, et ne tombez pas non plus dans les syndromes inverses de l'idéalisation ou, pire, du type « oui, mais chez nous c'est différent ». Beaucoup de gens se laissent ensorceler par une réalité certes fascinante, mais souvent parce que vécue en Erasmus. Ce qui pour nous, étrangers, est un paradis est parfois un enfer pour d'autres personnes. A contrario, recueillez tous les aspects, ne vous contentez pas d'idées toutes faites. Et rappelez vous toujours qu'une ville ne peut pas illustrer un pays entier : si vous vous trouvez à Paris, parlez de Paris et non de la France. Peut-être que les choses sont différentes en Corse ou au fin fond des Pyrénées.
Et surtout, épargnez les autres des clichés ou préjugés que vous croyez vrais ! Montrez que vous avez un esprit ouvert... Evitez les « mais de toute façon...
ils ne savent même pas faire les pâtes
ils ne connaissent pas les règles d'hygiène
ils sont froids et trop nordiques (ou son contraire, trop exubérants) »

Leçon n° 4 : distraction n'exclut pas engagement.
Le journalisme te plaît ? Très bien, il y a certainement un journal de la fac ! Appelle-les pour y participer. C'est plutôt le social qui te botte ? Les activités humanitaires foisonnent dans toutes les villes du Vieux Continent. Les toujours très tonitruantes soirées Erasmus n'empêche pas d'essayer de construire quelque chose. Quelque chose qui restera. Parole de quelqu'un qui pendant son Erasmus a lancé, avec beaucoup d'autres jeunes de l'Europe entière, un site appelé cafebabel.com.

Leçon n° 5 : jetez vous dans votre nouvel environnement !
Bien souvent il est difficile de quitter son pays d'origine et tout ce que ça englobe : famille, amis... Bref, on a peur que certaines relations s'affaiblissent avec la distance. Eh bien, le meilleur moyen pour que ça finisse par arriver est de s'accrocher encore et encore à ce passé. En retournant chez soi (mais d'ailleurs, c'est quoi « chez soi »? lire l'article) tous les deux mois, en téléphonant trois fois par jour, ou en restant bloqué sur le statut msn en ligne alors qu'on est bel et parti...
Au contraire, plongez, vivez votre nouvelle réalité, profitez-en jusqu'au bout, animés d'une curiosité sans borne, enracinés dans votre ADN et conscients de votre diversité mais extensibles comme un grand chêne. Pour vous rapprocher toujours plus, comme un arbre élancé, vers le ciel de votre future vie...

Bon Erasmus à tous !!

Traduit par Véronique Raphaëlle Strobel

22

01

2008

Avec ou sans Turquie : vérifiez vos euros !

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La Turquie est-elle européenne ? Au sommet des institutions européennes la question semble se régler plutôt à coups de documents PDF que de débats - souvent creux, philosophiques ou géopolitiques. Et en jeu cette fois : l'aspect des pièces de monnaie européennes. Qui soulève un véritable déchirement intra-institutionnel.

Déchirement entre la Commission Européenne, qui, de son côté propose d'inclure le pays anatolien sur la carte du continent dessinée sur les pièces (image de droite) et le Conseil des Ministres, qui, au contraire essaye discrètement de l'en éclipser (image de gauche).
Il faut le voir pour le croire !

Ce sont les députés radicaux européens, Marco Cappato et Marco Pannella, qui l'ont révélé et ont souhaité voir disparaître de la circulation les pièces de monnaie anti-turcs. En effet, dans les tous premiers euros mis en circulation, que nous avons tous en poche encore maintenant, on peut voir un bout de la Turquie. En revanche ce n'est pas le cas des pièces diffusées en Slovénie à son entrée dans l'Euroland, le 1er janvier 2007, où la Turquie s'est soudainement envolée. Mais les radicaux ne comptent pas en rester là et ont demandé la substitution progressive de 31 milliards de pièces de monnaie. Une quête possible ?

Mais de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, au delà de cette histoire de pièces de monnaie, que faut-il en penser ? Encore aucune décision jusqu'à présent, les négociations font rage, et le forum de cafebabel.com s'enflamme ! Ce que je peux dire, c'est qu'au cours de mon année Erasmus, j'ai rencontré un charmant jeune homme d'Istanbul, Dogan Mert, que je salue, et je ne peux en aucun cas affirmer m'être senti plus éloigné de sa culture que de celle allemande ou suédoise. Au contraire, il me semblait presque un peu napolitain...

Et puis, à l'image de ce que nous raconte Erri De Luca, l'identité méditerranéenne triomphe souvent sur celle européenne... Mais c'est un autre discours ça, non ?


Traduit par Véronique Raphaëlle Strobel

17

01

2008

Napolistan

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Après l'assassinat de Benazir Bhutto, l'hebdomadaire anglais The Economist faisait du Pakistan l'endroit le plus dangereux dans le monde. Mais qu'en est-il de Naples, avec ses 115000 tonnes de déchets qui jonchent les rues, ses affrontements entre policiers et criminels et ses hommes politiques corrompus ? Ne serait-ce pas pire ? C'est avec cette provocation que le blog Eurogeneration et la revue en ligne cafebabel.com veulent lancer le débat. Quelles sont les responsabilités ? Comment les autres pays européens arrivent-ils à gérer leurs "urgences déchets" ? Pourquoi Naples en revanche ne parvient pas à y faire face ? Voilà ce à quoi nous, ex-napolitains, mais également e-migrants ou babéliens voulons réfléchir. Non sans une pointe d'ironie et de sarcasme.

Réélaboration de la couverture du Economist par Cédric Audinot.

Traduit par Véronique Raphaëlle Strobel

16

01

2008

Passeport oublié, métissage activé : babélisons les pizzaioli

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Massimo est pizzaiolo à Paris depuis 1970. Une époque où le passeport était encore indispensable pour voyager entre la France et l'Italie. Voyager, ou plutôt, immigrer. Parce qu'alors, tout déplacement était bien plus définitif que ce qu'on connaît aujourd'hui. Et pour Massimo, les conditions d'antan semblent ne pas avoir changé : «Naples ? J'y retourne tous les deux, trois ans. Mais à chaque fois je ne peux y rester plus d'une semaine. La dernière fois je n'y ai trouvé personne, les rues du Quartier espagnol étaient désertes. Ensuite ils m'ont dit que tous avaient été arrêtés ».

Le cas de Massimo peut paraître extrême, mais pour un grand nombre d'immigrants des mots tels que ""libre circulation des personnes", "espace Schengen", "Euro", "vols low-cost", "moyens de communication ultra-moderne" ou encore "skype" - en résumé, vingt ans d'eurévolution et de globalisation – semblent vide de sens. Rien à voir avec tous ceux qui, de nos jours, par choix ou nécessité, prennent leurs affaires et s'en vont, pour voyager ou e-migrer. E-migrants, avec un "e" plutôt fashion qui rime avec e-mail, mais qui doit son étymologie à un lointain "ex" latin.

Mais revenons à  notre pizzaiolo. Massimo entonne volontiers des chants napolitains des années cinquante qu'il connaît à la perfection ou une Laura Pausini dans sa meilleure forme ("Marco se n'è andato..."), voire même un Eros Ramazzotti accompagné de son habituelle voix enrhumée ("Ed ho imparaaaaatooo che nella vitàààà...) pendant qu'il malaxe la pâte à pizza avec un savoir faire bien napolitain (dommage que la mozzarella reste française ). Mais ça ne l'empêche pas de faire un doux mélange de l'italien avec le français, tout comme cette tomate-hyper-salée-sans goût qu'il amalgame tant bien que mal à des artichauts ultra-vinaigrés, sans véritable saveur qu'il extrait d'une quelconque boîte made-in-je-ne-sais-où.
A Noël mon père, pour se foutre de moi, m'a offert un dictionnaire Garzanti parce qu'il pense que, après des années en France, j'aurais oublié l'italien . Mais la prochaine fois que par pure vengeance je t'emmènerai Chez Massimò, tu devras avouer, papa, que ses erreurs par rapport à celles de nous les e-migrants, sont énormes comme un beau four à bois.

Mais imaginez un peu ce qu'il se passerait si Massimo s'inscrivait à la communauté de cafebabel.com, lisait corriere.it, voyait le festival de San Remo (certes, légèrement déprimant...), ou se permettait une courte escapade à Venise pour y (re)découvrir son pays natal d'une autre façon...  Ne serait-ce pas mieux ?
Et si tous nos immigrants – et j'inclus dans ma pensée également les espagnols de France, les portugais, les turcs d'Allemagne – maintenaient le contact avec la dimension européenne actuelle, ne seraient-ils pas pour nous de l'eurogeneration, des alliés extraordinaires pour notre mission ? Celle de faire passer l'idée d'un "modus pensandi" européen, babélien, et en tout cas bien différent de ceux qui refusent et combattent l'Europe.

Alors, chers lecteurs d'Eurogeneration, la prochaine fois que vous croisez un émigrant, un vrai, faites une chose : tentez-le, racontez-lui le monde tel qu'il est aujourd'hui : beau parce que mixte et métissé. Babélisez-le !


N.B : Massimo et Chez Massimò sont des noms fictifs.

Photos de Veronica ArtMusic.

Traduit par Véronique Raphaëlle Strobel.

07

01

2008

Déprimée, l'Italie ? Le New York Times a raison

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Notre Président de la République, Giorgio Napolitano, a voulu répondre aux critiques du New York Times contre l'Italie, accusée d'être un pays en déclin. Au cours de sa visite aux Etats Unis de la mi-décembre Napolitano a dit que: « L’Italie est tout à fait un pays fort sur le quel cela vaut la peine d'investir. Il ne faut pas être superficiellement optimistes, mais pas non plus sensationnalistes ».
Mais que dit exactement le NYT ? L’article n’invente rien. Il dit que l’Italie se fera dépasser par l’Espagne dans pas longtemps en ce qui concerne le PIB par habitant. L’11% des familles vit sous le seuil de pauvreté. Deux livres, La Casta et Gomorra (dont vous pouvez lire/voir l'interview à l'auteur, Roberto Saviano), expriment bien le malaise qui règne un peu partout dans le pays. Enfin le NYT affirme que les Italiens sont le peuple le plus triste parmi ceux de l’Europe occidentale d’après un sondage conduit à l’Université de Cambridge par l’italienne Luisa Corrado.

Mais le quotidien de Times Square (dans la photo avec David Mc Craw, l’un de vice-présidents) parle aussi d’un sujet qui nous est cher : le clivage générationnel. Il mentionne le bloggeur Mario Adinolfi: « Ici en Italie on pourrais même pas concevoir un Google créé dans un garage par des gars de trente ans ». Nous nous permettons de corriger Adinolfi : Larry Page et Sergei Brin avaient bien vingt ans quand ils ont créé celui qui serait devenu le premier moteur de recherche au monde. Quant à l'Italie, pour le NYT c’est justement les jeunes « cultivés, qui voyagent et utilisent Internet » qui pourraient s’avérer la clé du changement, affirme l’auteur de l’article « mais seulement quand... la génération au pouvoir aujourd’hui sera morte ». En attendant, ce sont toujours très nombreux les jeunes Italien qui quittent le pays. Que Napolitano regarde en face la réalité ! L’Italie est en train de glisser dans un sous-développement effrayant. D’ailleurs il suffit de lire les résultats du sondage en ligne du Corriere della Sera : plus de 90% des Italiens est d’accord avec le NYT. Un peuple de sensationnalistes dirait Napolitano !

Traduit par Alessandro Mancosu

14

12

2007

Arrêtons les fatwas contre le programme Erasmus

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La fatwa contre l'Erasmus, lancée par le journaliste de Repubblica Ilvo Damianti, est arrivée. Bénite par Eugenio Scalfari sur L’Espresso, la thèse de Diamanti blâme la “jeunesse apatride” responsable du contexte social dans lequel l’homicide de l’étudiante anglaise Meredith aurait été perpétré à Pérouse.

Pour Diamanti, "la ville de l'Ombrie serait le symbole de ces centres que les malefiques étudiants Erasmus ont défiguré, en les transformant en non-lieux "sans institutions, ni règles, ni autorité. Dans le cites universitaire les étudiants sont des personnes de passage, sans racines locales ni la perspective d’y rester pendant toute leur vie. Ils payent des loyers très élévés pour partager un appartement avec des autres étudiants. Ils ne peuvent pas se sentir comme chez eux…"

Est-ce que Diamanti sait combien d’étudiants, après l’Erasmus, retournent dans le pays dans lequel ils ont passé l’année la plus belle de leur vie, ils y travaillent et, comme dans mon cas, ils bâtissent un futur qui serait autrement impossible dans des pays déprimés comme l’Italie ? Mais Diamanti ne s’arrète pas là. Les étudiants apatrides, selon lui, "n’ont pas un lien social ni communautaire. Parce qu’ils ne sont ni une societé ni une communauté. Mais une humanité pleine de rélations la pluspart desfois transitoires. Beaucoup de rélations mais pas d’engagement.

Ça c’est vraiment trop, cher Diamanti. Si vous ne le savez pas, grâce au programme Erasmus - 1,5 milions d’étudiants, depuis 1987 - sont nées des amitiés solides, des amours parfumés et, souvent, comme dans mon cas, on attend de mettre au monde une nouvelle génération d'Européens. C'est grâce à l’Erasmus des milliers de personnes peuvent finalement intérnationaliser leurs existences, apprendre une langue étrangère et, contrairement à ce que vous affirmez, se sentir chez soi à l’étranger. Si sur 1,5 milions de jeunes il y a un homicide ça ne veut pas dire que l’experience plus enthousiasmante de nos jours doit être diabolisée.

Cela veut dire que, desormais, il s’agit d’une experience qui, dans le meilleur comme dans le pire, est en train de se démocratiser. Que les apôtres de la tradition des bons vieux temps arrêtent leurs théories. Le vieux continent continue de se babéliser. Tant mieux.

29

11

2007

EXCLUSIF/ Un « Européen » derrière Meru, l’alternative à Second Life

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En Italie, à 27 ans, si tu traîne encore à la fac, tu es dans la moyenne. Vladlen Koltun, lui, a obtenu son doctorat de recherche à 21 ans et depuis trois ans déjà il enseigne Computer Science à Stanford, l' « arrière-boutique » de la Silicon Valley où les futurs fondateurs de Google et You Tube ont étudié.

Maintenant Vladlen – qui nous reçoit dans son bureau de l’Université californienne d’une belle journée d’automne – est en train de travailler sur un projet qui promet d’être révolutionnaire : créer le "Second Life-killer", l’alternative à Second Life, la communauté virtuelle qui a suscité les louanges des médias et qui a déjà généré un business fructueux. « Second Life a un problème de scalability étant donné qu'elle ne supporte pas plus qu'un nombre limité de connections simultanées. En plus il y a un manque de sécurité : on peut facilement écouter des conversations et pénétrer dans des espaces autrement interdits. Avec notre projet ce genre de problèmes deviendront seulement un souvenir ». Le nom du projet, Meru, veut justement symboliser la stabilité, Meru est pour les bouddhistes l’épine dorsale du monde, ce qui tient ensemble le tout.

Les travaux, menés par le professeur Koltun (dans la photo a gauche tel qu'il apparaît sur le site de Stanford) et parrainés par la National Science Foundation et par la Alfred P. Sloan Foundation, ont commencé au mois de janvier 2007. Ils impliquent une équipe multiculturelle – le Virtual World Group – de neuf personnes entre lesquelles des Indiens, des Chinois et des Américains. Et lui, Vladlen, il vient d’où ? « Je suis né en Ukraine qui à l’époque faisait encore partie de l’URSS : un pays et une culture aujourd’hui disparus. C’est pour ça que des fois je dis d’être plus soviétique qu’ukrainien…(rire).  Non, si jamais il faut que je me sente "quelque chose" », dit celui qui est trilingue en russe, hébraïque et anglais, « je te réponds que je me sens Européen. Je me sens plus chez moi au Vieux Continent qu’aux Etats Unis où la tradition de produire de belles choses n’existe pas. Je regard autour de moi et il n’y a rien que je puisse aimer ».


Dans ce temps, peut être pour compenser aussi ce vide, Vladlen est en train de bâtir cet espace alternatif qu’est pour lui la réalité virtuelle. La première version de Meru est censée être sur le marché avant la fin 2008. « Mais faites attention. Ce qui s’approche le plus du concept de réalité virtuelle esquissé dans le roman Snow Crash par Neal Stephenson sont certains jeux dans lesquels on peut modifier le monde ». De toute façon le monde réel n’intéresse toujours pas à Vladlen qui dit n’avoir pensé à lancer un business. « Au tout début Internet ne commença pas comme un business et fit ses premiers pas juste ici à Stanford avec le projet Arpanet ». Tout le monde connaît le reste de l’histoire. Pas mal pour un « soviet' » !

Traduit par Alessandro Mancosu

22

11

2007

USA: j’adore, je déteste

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Un pays riche, explosif, extrêmement varié et en même temps fier de son propre ADN forgé dans le sang et par une Constitution ferme et moderne. Et toutefois un pays contradictoire, cruel des fois. Toujours en train de nous poser des défis, des aventures et des incertitudes sur le futur, beaucoup d’incertitudes. Voilà les Etats Unis que j’ai vus. A moitié sérieux, voici une galerie d’images de ce que j’ai aimé et ce que je n’ai pas aimé de ce grand pays.

J’aime

Le métro à Washington: élégant












Les animaux en ville: amusant





La multietnicité quand elle est harmonie






Le drapeau: vachement rock






Les publicités hors ligne pour sites en ligne







Je n’aime pas


Le métro à New York: pas d'espace, plafond bas... "ma che??"





Le regular coffee à Starbucks : est-ce qu’on est sûr que le café est torréfié à l'italienne ?





Les rats dans la rue : toujours un problème dans des villes comme New York.














Le compte à rebours aux feux : insupportable.


















Onces, gallons, milles… dans la photo les instruments de mesure de Giusy














Qu’est ce que vous en pensez ? Est-ce que mon esprit est trop étroit ? Quelles ont été vos impressions de l’Amérique ?

16

11

2007

Chez Wikipedia et plus

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Je suis sur le point de quitter la baie de Tampa en Floride après avoir rencontré plein de gens super surtout à St. Petersburg.

Wikipedia, une stupéfiante organisation non-profit. Vendredi j’avais rendez-vous avec Sandy Ordoñez, Directrice des communications de la Fondation Wikimedia. Elle m’a appris beaucoup de choses sur cette organisation étonnante qui gère le site Internet de Wikipedia. Raisonnons deux secondes: la fondation compte seulement 12 employés et pourtant ils arrivent à recueillir chaque année environ 1,5 millions de dollars grâce au 25$ laissés en moyenne en donation par des particuliers. Comment arrivent-ils à le faire? Parce qu’ils ont une idée universelle (la connaissance doit être gratuite et à la portée de tout le monde) et ils nécessitent des volontaires à tout moment. “Dans tout communiqué de presse qu’on fait”, Sandy explique, “ il faut tout partager avec une communauté de 50 membres de Wikipedia qui ont été invités et auxquels on fait confiance”. Plein d’idées pour Cafebabel! “Mais ce n’est pas facile. Il faut trouver un équilibre entre la construction du consensus et la prise de décisions”.


L’entrée de la fondation Wikipedia, un bureau de 100metres carrés avec un plan qui montre toutes les images de wikipedia. La fondation déménagera à San Francisco au mois de janvier 2008. Dans la baie il y a aussi Wikia, la compagnie pro profit que Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia, a fondée.




A gauche : Stratégie de fund-raising. Wikipedia a lancé sa nouvelle campagne. En haut : les billets de sympathisants de partout dans le monde.








St. Petersburg Times ou le journalisme local de qualité.
J’ai eu rendez-vous avec Bill Duryea (voir photo ci-bas), un éditeur national qui a passé la majorité du temps en m’expliquant tout sur le journal plus célébré en Amérique ( voire histoire dans le NYT ). Leur model de faire du business est de plus en plus diversifié. Ils ont lancé un tabloïde gratuit pour les jeunes et un magazine qui cible les femmes en pleine santé. Le contenu est si bon justement parce qu’ils offrent une approche fraîche aux infos locales et internationales.



Poynter Institute, les journalistes de demain vont là-bas !
Le Poynter est un institut prestigieux et réputé où sont organisés des stages pour journalistes mais aussi des recherches intrigantes. J’ai rencontré Bill Mitchell, éditeur du Poynter on-line et Howard Finberg, éditeur de new.org. Le premier site propose de conversations intéressantes et des analyses sur le journalisme et un éventail d’offres d’emploi dans le secteur. Le deuxième offre des stages enligne pour devenir un bon journaliste dans le monde contemporain. C’est gratuit et très utile en plus.


Mauvaise nouvelle? Demain matin je me lève à 5 heures Bonne nouvelle ? J’en ai deux. Ce soir j’ai été invité chez Giusy. Elle a été mon hôtesse avec son petit ami américain, Chris. Apres le dîner ils m’ont offert lait chaud au chocolat et les biscuits « abbracci » (voire l’image prise par Chris). L’autre bonne nouvelle ? Demain je prendrai l’avion pour New York, la dernière étape de mon voyage aux Etats Unis. Je suis crevé mais aussi vachement content de vivre cette aventure fantastique et de vous en faire parti. Alors souhaitez-moi bonne chance et si vous avez des bons conseils sur NYC…allez-y !!!

12

11

2007

Et le pizzaiolo de Oakland me dit: “mais l’Italie existe toujours?”

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Oracle Arena, Oakland, California. Il est 19h29 du 6 Novembre. Et le match d’NBA entre les Golden State Warriors et les Cleveland Cavaliers est en train de commencer.

Je trouve, affamé, le courage de faire la queue pour acheter une… euh... ”pizza”.

C'est mon tour, je commande et demande s’il est possible de payer avec un traveller’s cheque. La caissière, une nana de quatre-vingts ans, appelle le patron qui me demande si j’ai mon passeport à lui montrer. Il le prend et me dit:

- Italie? C’est encore un pays?
- Oui, bien sur. Pourquoi?
- Ben, avec l’Euro maintenant vous êtes comme un seul état, n’est ce pas?
- En effet sur mon passeport vous verrez que sur la première ligne c'est écrit “Union Européenne”
- Ah!, d’accord, alors vous êtes un peu comme les Etats Unis maintenant, non ?
- Plus ou moins, ouais. Plus ou moins...

Certes, l’intégration européenne est encore loin.

Mais si même un pizzaiolo d’Oakland réalise que les Européens se rapprochent, ça veut dire que finalement il y a quelque chose qui bouge. C’est rassurant !
Deux plus tards, toutefois, je n'avais plus le moral parce que l’équipe que je supportais, les Warriors, ont perdu le quatrième match consécutif depuis le début du championnat. Ils sont vraiment l’équipe la plus triste de tout l’NBA. Ça doit être parce que Marco Belinelli, d’Italie, pardon, de l’Union Européenne, n’a pas joué ?

Tradotto da Alessandro Mancosu

08

11

2007

On the road 2.0 - mon voyage avec Google Map

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Ceci est un expériment de géo-journalisme. J'ai rédigé des brèves sur les rendez-vous les plus sympas que j'ai eu à Washington et San Francisco jusque là. Si cela vous plaît je vais continuer à le mettre à jour pendant les prochains "arrêts" de Tampa et New York. Enjoy.

View Larger Map

04

11

2007

Business, transgression et vibrations: les secrets de la Silicon Valley

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Le parfum de l'herbe tout juste coupée te pince les narines lorsque j’arrive à Stanford, au coeur de la Silicon Valley. Le cloître en style médiéval de la « petite place » de ce microcosme qui accueille 10 000 personnes - une véritable ville avec ses magasins, pizzerias, pompiers – coexiste avec le wi-fi et l'ésprit d'entrepreneurs qui règne sur le campus. Oui, parce que le secret de ce temple de la connaissance - qui a accouché dans les Sixties d’Arpanet, l'ancêtre d'Internet, et dans les années Quatre-vingt-dix a accueilli parmi ses étudiants les fondateurs de Google et de You Tube – c’est le symbiose, difficilement compréhensible pour nous les Européens, avec le monde du business. Il suffit de se balader pour le campus, qu'il nous accueille avec 20° et un ciel limpide, pour voir en vitrine l'annonce "Google cherche des développeurs" ou une plaque qui célèbre le financement des salles de Computer Science de la part de géants tels qu'Intel ou Hewlett-Packard.

Rien à que voir avec l'Europe où le sens de l’expression « partnership université- entreprise » se réduit à des journées d'orientation bidon, à des stage non payés ou à du népotisme tout court. Mais ici en Californie il ne s'agit pas d'altruisme : les entreprises investissent en réflexion, idées, vision. En courant le risque, souvent, de financer des projets sans un clair intérêt économique. Simplement parce que l'idée promet bien. C’est le cas de Google qui, au début, n’avait pas de modèle économique. Et c’est aussi le cas d’un projet top secret dont je suis venu à connaissance et que vite je dévoilerai, auquel travaille une équipe guidée par un chercheur… européen. La fuite de cerveaux, ici, tu vois tout de suite ce que c’est. La tentation est grande pour nombre de Français, Russes, Italiens qu'ici j'ai rencontré.

Maintenant je vous écris de San Francisco, le cœur pulsant de la zone de la Baie, qui est liée très fortement à Stanford, Palo Alto ou Mountain View (siège de Google). San Francisco, ville vibrante : l'énergie regorge de la terre - souvent en mouvement - et court rapide dans les tubes cathodiques de cette icône de la culture hippy et transgressive qui, entre autres, explique une chose : pourquoi c’est ici, et pas ailleurs, que l'économie du futur est pensée et réalisée. Bienvenue dans le futur.

02

11

2007

Washington comme Bruxelles ?

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570.000 habitants, à mesure d’homme, tranquille mais cosmopolyte: Washington-qui m’a accueilli ensoleillée, ressemble à Bruxelles, capitale des Etats Unis d’Europe en construction qui, comme les USA, ont choisi une ville pauvre en personalité pour y amasser toutes leurs institutions.

Welcome to the US

Mais dès l’arrivée à l’aeréoport, je comprends tout de suite de ne pas être en Europe pour la queue d’une heure (ah Shengen !!!) que je fais pour montrer mon passeport et aussi pour cette affiche merveilleuse adressée aux immigrés qui arrivent, avec le slogan : WELCOME. La question est spontanée : vous imaginez la même photo à Paris (où le voile est interdit dans le écoles), ou à Berlin ou à Rome ? L’impression, que mon guide m’a confirmée, est qu'un immigré qui arrive aux USA aujourd'hui est mieux accueilli par rapport aux immigrés chez nous.

31

10

2007

A l'American University on parle de... cafebabel.com !

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Lundi le vrai programme a commencé. Rendez-vous à l’American University avec la prof. Shalini Venturelli, originaire de Lucca (en Italie) qui dirige l’UFR de Communication Internationale.

Après un brin de causette informel dans son bureau Mme Venturelli me dit : « Maintenant nous allons donner le cours ». « Nous ? » je lui demande.


Et comme ça je me retrouve dans une salle de cours, avec une trentaine d’étudiants du monde entier à parler des médias européens, à montrer cafebabel.com (la page d’accueil mais aussi Eurotik et la slideshow de Comikazen, ce qui m’a rendu très fier) et à repondre à un public intéressant et intéressé : des Américains bien sûr mais aussi des Asiatiques, des Européens...


Ensuite le le Prof a donné un cours sur le sujet : comment change l’approche aux politiques interculturelles parmi les USA, la France, l’Allemagne et l’Angleterre. La référence aux Etats Unis est éclairant pour la comparaison avec l’UE d’aujourd’hui. Le problème de l’Ecole de Chicago était : comment créer un sens de communauté dans un pays multiculturel ? La reponse : par les moyens de communication de masse. Cela vous rappelle quelque chose ?


Génial aussi le merchandising : je n’ai pas pu m’empêcher d’acheter le t-shirt de la première université dans la quelle cafebabel.com a été... objet d'études aux USA !

Photos de Lee Bigelow

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